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You got me doin' all this stupid shit (Adem)

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MessageSujet: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Lun 6 Aoû - 20:28


You got me doin' all this stupid shit ★ Adem Hensley & Diana Cavaletti

Les retrouvailles avec Adem avaient été amères. Diana avait eu beaucoup de mal à se remettre de ce qu’elle avait découvert sur son ex-fiancé. Loin de la réalité, elle avait dû accepter le fait qu’il avait pointé volontairement une arme sur elle. Elle avait eu beaucoup de mal à le reconnaître et il lui avait fallu plusieurs jours pour effacer de son esprit ces horribles souvenirs. Une fois de plus, elle s’était plongée corps et âme dans son travail pour oublier sa triste réalité. Elle refusait de parler des détails à ses amis, n’ayant aucune envie de soulager sa peine. Elle avait quitté leur ancienne maison en furie, ne refermant évidemment pas la porte derrière elle. Bien au contraire, elle l’avait laissé complétement ouverte. Il n’avait aucun droit de la traiter comme il l’avait fait et bien qu’elle était de nature très conciliante, il avait réussi à la faire sortir de ses gonds. Il l’avait blessé, il lui avait fait du mal et il le savait sans pour autant s’excuser. Si ce qu’il voulait c’était qu’elle sorte de sa vie, pourquoi ne pas lui avoir dit clairement. Elle avait ruminé plusieurs heures, ne rentrant pas directement chez elle. Elle ne voulait pas que Reem la voit dans cet état, elle ne voulait pas l’inquiéter, elle avait assez de soucis comme ça pour devoir s’occuper des siens. Elle s’était rapproché de l’appartement de Brett. Elle avait pensé lui rendre visite, déverser toute sa frustration et sa colère dans une bonne vieille partie de jambe en l’air. Elle y avait pensé très fortement, pensant pouvoir faire du tord à son ex-fiancé, elle n’était pas de nature revancharde mais elle avait été touché dans son orgueil. Et puis, elle s’était rendu compte que ce n’était pas la solution. Elle refusait de devenir ce genre de personne et avait rebroussé chemin plus tard dans la nuit. Elle avait regagné sur la pointe des pieds sa chambre ne voulant pas alerter sa colocataire de la situation.

À trente ans passé, elle se retrouvait à vivre comme une étudiante, elle se persuadait que son état n’était que provisoire mais cela faisait bientôt un an que rien n’avait changé. En deux mois, elle avait eu le temps d’oublier cette histoire, elle se forcer à l’oublier. Elle avait pensé naïvement pouvoir reprendre le cours de sa vie. Elle chassait l’image de son ex-fiancé dés qu’il venait la hanter. Elle aurait voulu pouvoir le détester mais son cœur n’en faisait qu’à sa tête et elle était incapable de tirer un trait sur lui. Ce n’était pas faute d’avoir essayé, elle était parti au bout du monde pour tourner cette fichue page mais elle n’y arrivait pas. Doucement, elle essayait de grimper la pente, consciente que sa phase de dépressif commençait à agacer son entourage. Eux qui avaient été habitué à son optimisme légendaire avait le droit ces derniers temps à une Diana morose. Elle s’était juré de ne plus leur faire vivre ça mais ce n’était qu’une façade. Chaque fois qu’elle souriait ou qu’elle essayait d’apporter un peu de joie autour d’elle, elle ne se sentait pas concernée. Son cœur lui faisait toujours aussi mal, elle se le serait arraché si elle avait pu. Une journée de plus sur son calendrier et un enfant sauvé in extremis. Elle avait fait sa part du boulot le laissant entre la main de professionnel. Elle avait tenté de rassurer les parents, après une bonne heure dans le bloc, elle avait laissé Esmée prendre la relève, décidant d’aller se reposer un instant dans une salle vide. Elle avait passé la journée au travail, longtemps elle avait pensé abandonner le rythme cadencé des hôpitaux pour ouvrir son propre cabinet. Seulement, ce rêve était tombé à l’eau en même temps que son mariage et tout le reste. Elle se contentait de sauver les meubles restant.

Alors qu’elle marchait en direction d’une salle de repos, elle remarqua cette silhouette qu’elle ne connaissait que trop bien. Malgré que la posture avait beaucoup changé passant d’un italien fière bombant le torse à un gouloum des temps moderne, elle reconnu Adem. Un instant elle cru rêver, clignant deux fois de suite pour être certaine que c’était lui. Elle eut le malheur de croire qu’il était venu pour elle, pour s’excuser. Elle était assez idiote pour passer l’éponge si tel était le cas. Malgré tout ce qui avait bien pu se passer entre eux, elle était prête à reprendre exactement là où ils s’étaient arrêter. Elle déchanta rapidement en entendant le nom de Milano, comprenant vite qu’il n’était pas là pour elle. Il ne remarqua même pas sa présence. « Esmé ? » dit-elle, ne lui adressant aucun regard et concentrant son regard sur la bouteille de solution hydroalcoolique sur le comptoir. Elle se lava la main pour la troisième fois depuis qu’elle avait quitté le bloc. Bien qu’elle était en uniforme, du sang avait giclé sur sa tenue et elle avait la mauvaise impression d’en avoir encore sur elle. « Tu risques pas de la voir avant longtemps. Elle vient d’entrer au bloc. » soupira t-elle, curieuse de savoir ce qu’il lui voulait. Elle n’était pas supposé le savoir, mais elle avait une fois vu la tête de sa collègue accrocher sur son mur de détective privé. Elle savait qu’elle n’avait pas le droit d’y accéder mais il lui était arrivé par le passé de mettre son nez dans ses affaires en espérant comprendre ce qu’il lui prenait. Elle n’avait pas cru à sa vendetta, il n’en était pas capable. Néanmoins, elle fut surprise de voir qu’il avait réussi à approcher sa cible sans pour autant connaître la nature de leur relation. De son côté, elle avait eu l’intuition qu’il ne valait mieux pas parler explicitement de son ex-fiancée à son amie. « Je ne savais pas que vous vous connaissiez… » dit-elle, levant les yeux vers lui essayant d’avoir l’air détachée. Elle n’avait pourtant jamais été bonne actrice, une piètre joueuse de poker. « Laisse moi t’offrir un café, histoire de pas t’être déplacé pour rien. » soupira t-elle, oubliant aussitôt l’animosité qu’elle avait eu à son égard ces deux derniers mois. Par sa simple présence, elle était passé à autre chose. Il était comme le bouton reset, elle faisait table rase ne serait ce que pour passer un peu de temps avec. C’est à dire combien elle était désespérée de cette situation…



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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Sam 11 Aoû - 12:47


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Cela faisait un moment qu’Adem n’avait plus vu Esmee. Pris par son travail, sa vendetta et ses quelques déconvenues qu’il n’avait guère anticipées, il en avait négligé cette femme qu’il s’était donné pour mission de protéger. Si sa première rencontre avec la jolie blonde avait été préméditée, préparée et voulu, la profonde affection qu’il avait finalement nourrie à son égard avait dépassé le simple cadre de son enquête et de ses désirs de vengeance. Obnubilé par cela, Adem s’était rapproché doucement de la jeune femme, s’immisçant dans sa vie sagement mais surement, afin de s’y faire une place devenant indispensable, sans même qu’elle ne se rende compte de quoi que se soit. Les choses avaient été désirées, travaillées, analysées et surtout artificielles. Oui, son regard s’était arrêté sur celui d’Esmee parce qu’elle semblait être une proie facile pour intégrer le réseau des Milano, bien plus facile que ne pouvait l’être Catriona ou pire encore, Cain. Esmee était un choix logique et sécurisant, mettant en place une véritable manipulation de l’affect pour devenir celui en qui elle aurait confiance. Pour autant, Adem, qui n’était de toute évidence pas né pour être un manipulateur, dénué de toute culpabilisé et sans limites, avait fini par véritablement s’attacher à cette femme. Parce qu’elle n’avait guère la vie qu’elle méritait et plus encore, car il voyait dans son regard cette même lueur qui animait ses propres iris depuis la mort de sa génitrice. Une lueur étrange, inexplicable, vide, témoin d’une solitude et d’une tristesse sans fin. Si Adem avait beaucoup changé depuis l’assassinat de ses parents, il n’en demeurait pas moins humain. Ou peut-être que si, mais une part d’humanité sommeillait en lui, portée par cette affection qu’il nourrissait à l’égard de cette femme si fragile que n’importe qui aurait eu envie de la protéger, le banquier en première ligne, qui depuis toujours faisait preuve d’une générosité qui attendrissait à chaque fois, la femme à qui il avait offert la bague de fiançailles qui trônait solitairement sur le buffet depuis des mois. Vêtu de noir, comme à l’accoutumer, Adem avait pourtant fait un effort vestimentaire, comme il le faisait à chaque fois qu’il entrait en contact avec les Milano, préservant une couverture par sa prestance naturelle. Seule sa barbe illustrait encore son abandon. Les mains posées sur le rebord du bureau de l’accueil de l’hôpital dans lequel Esmee travaillait, Adem interrogea la jeune femme qui tenait d’une main de maître la boutique. « Est-ce que Esmee Milano travaille aujourd’hui ? » Un mince sourire s’immisçant sur le visage de la secrétaire, elle le fait patienter pour regarder dans ses documents, à la recherche de l’information qu’il désirait. Esmee lui avait dit à plusieurs reprises de passer, ici ou au manoir de Tommy, afin qu’ils puissent rattraper ce temps qui leur avait été dernièrement consacré à d’autres choses. Tapant nerveusement du pieds comme il le faisait quotidiennement ces derniers mois, Adem patiente, ne remarquant guère la présence de cette femme à sa gauche, de cette femme qu’il aurait pourtant dû sentir près de lui, dont le parfum lui rappelait inlassablement des souvenirs d’antan et dont la présence le renvoyait vers les fantômes désagréables de son passé. Un passé qui avait été certes heureux mais bien trop meurtri par la perte d’un être cher. « Esmee ? » Cette voix, qu’il aurait pu reconnaître en mille l’interpelle. Il tourne alors la tête vers sa provenance et découvre le visage de celle qui aurait aujourd’hui dû être sa femme. Elle ne le regarde pas, alors même qu’il est, un court instant, décontenancé. Il aurait dû y penser. Il aurait dû se rappeler qu’elle avait un jour travaillé ici, qu’elle avait de grandes chances d’y être retournée depuis son retour sur le sol américain et que les probabilités de la croiser étaient finalement importantes. Bien sûr, il n’avait pas songé à cela et il était pris de court. Se remémorant leur dernière rencontre, il n’est que très peu à l’aise. Après tout, il avait pointé une arme sur elle, lui avait hurlé dessus comme il ne l’avait jamais fait durant leurs huit années de relation et avait été la cause de ses larmes. Il avait été horrible avec elle, comme il ne l’avait jamais été par le passé et quelque part, il s’en voulait de lui faire subir cela. Pour autant, il ne parvenait à faire un véritable cas de la souffrance qu’il lui insufflait, pour la simple et bonne raison que les émotions semblaient lui avoir été extirpées de l’entièreté de son corps. « Tu risques pas de la voir avant longtemps. Elle vient d’entrer au bloc. » Il grimace alors qu’il semble perdu dans la contemplation de la jolie brune qui ne lui accordait pour l’heure le moindre regard. Deux mois qu’ils ne s’étaient pas vus et il avait l’impression d’être en présence d’une étrangère. Si la présence même de la secrétaire qui les espionnait avec une fausse discrétion, leur impose de bien se tenir et d’en aller des banalités usuelles, les choses n’en demeuraient pas moins étranges. « Ah… bon et bien tant pis, je repasserais plus tard. Merci. » Comme s’il adressait à n’importe qui, Adem acquiesce alors qu’il se redresse pour faire demi tour et rejoindre la sortie. Après tout, que pouvait-il faire d’autre ? Il ne pouvait décemment imposer sa présence à celle sur laquelle il avait pointé son arme il y a deux mois de cela et dont il avait brisé le cœur sans la moindre culpabilité. Et il n’était pas prêt à attendre plusieurs heures la jolie blonde qu’il était venu voir. Pourtant, lorsqu’il s’apprête à tourner les talons, la voix de Diana le retient. « Je ne savais pas que vous vous connaissiez… » Son regard croise enfin celui de Diana qui se montre aussi distante que lui avait pu l’être cette dernière année, le punissant d’une froideur qu’il n’avait guère vue chez elle par le passé. « On s’est rencontré il y a quelque temps oui … » Sans en dire davantage, n’ayant pas le moins du monde envie d’entrer dans les détails et qu’elle se rende compte qu’elle était un élément de sa vendetta, Adem se veut volontairement évasif. « Laisse moi t’offrir un café, histoire de pas t’être déplacé pour rien. » Cette requête lui saute au visage, l’éclaboussant d’une stupeur sans nom. Le fait est qu’il s’était attendu à tout sauf à cela. Il s’était attendu à ce qu’elle lui lance une petite phrase assassine dont elle semblait ces derniers temps maîtriser les rouages, lui déverser sa colère ou feindre l’ignorance, mais il ne s’était guère attendu à ce qu’elle lui propose un café. « Un café ? » Il a du mal à cacher sa surprise, pas certain de réellement comprendre ce revirement. « Tu veux m’offrir un café ? Après tout ce qu’il s’est passé ? » L’interrogeant du regard, il fait quelques pas sur la droite, histoire de s’éloigner de cette secrétaire dont les oreilles semblaient se délecter de cette confrontation des plus étranges. Il hésite un instant, captant les iris de la demoiselle qui lui fait face et sans qu’il n’ait vraiment prémédité cela, sans qu’il n’ait réfléchi à ce qu’il voulait, son subconscient répondit pour lui. « Ok. » Acceptant sa proposition, il marche à ses côtés, comme il avait pu le faire par le passé à de si nombreuses reprises. « Peut-être que c’est moi qui devrais t’offrir ce café, pour m’excuser de mon comportement la dernière fois qu’on s’est vu…» Sincère, il avait conscience de ce qu’il avait fait. Après tout, n’était-ce pas la moindre des choses lorsqu’on en venait à pointer une arme sur le cœur de celle qu’il avait tant aimé, jadis ?
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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Mar 4 Sep - 9:00


You got me doin' all this stupid shit ★ Adem Hensley & Diana Cavaletti

Son coeur manqua un battement lorsqu’elle aperçut la silhouette de son ex-fiancé. Elle pouvait la reconnaitre parmi mille et malgré que ces derniers mois elle les avait passé loin de lui, il ne se passait pas une journée sans qu’elle ne pense à lui. Adem lui manquait plus qu’elle n’osait l’avouer. Même si elle avait appris à vivre sans lui, elle continuait désespérément à espérer qu’il revienne. Souvent, elle rêvait de lui. Leur couple avait été mis à mal après l’assassinat des parents de l’ancien banquier. Petit à petit, elle l’avait vu sombrer dans des projets de vengeance qui les dépassait complétement. Bien qu’elle avait fait tous les efforts du monde pour lui faire entendre raison, elle avait fini par abandonner lorsqu’elle s’était aperçu que les moyens qu’elle déployait ne menaient à rien. Ces derniers mois n’avaient été qu’un enchainement d’échec et bien qu’elle était de nature très optimiste, elle était forcé d’admettre qu’elle avait failli à toutes ses missions. Le cœur lourd et les joues bouffies par la honte, elle avait dû fouler de nouveau le sol américain. Et si ça ne tenait qu’à elle, surement n’y aurait elle jamais  remis les pieds. Seulement, cela signifiait aussi dire la vérité à sa famille et pour l’instant elle en était incapable. De sa mère à ses jeunes sœurs, toutes étaient folles d’Adem ne se doutant pas une seconde de la malédiction qui avait touché leur fille. Longtemps, Diana avait minimisé les faits, devant ses proches et son entourage. Elle trouvait toujours une bonne excuse à son fiancé alors même qu’il se noyait dans son chagrin. Ce qu’elle avait sous-estimé avait pris une grande ampleur dans leur vie sans même qu’elle ne trouve d’alternative à leur situation. Alors, elle choisit de partir. Elle pensa que c’était peut-être ce qu’il lui restait de mieux à faire. Seulement, il continuait à la hanter même à l’autre bout du monde. Elle revoyait son visage partout, au point d’être parfois incapable de faire la différence entre la réalité et ses hallucinations. Elle préférait cacher ses visions à ses amis pour ne pas les inquiéter et par peur de passer pour une folle. Ne l’était-elle d’ailleurs pas ? Courir après un homme qui avait perdu la raison n’était pas raisonnable. Mais, après tout, c’était aussi ça l’amour et elle s’en fichait pas mal de ce que les autres pouvaient penser lorsque son cœur se mettait à parler pour elle.

Elle eut besoin de quelques secondes pour être sure qu’elle ne rêvait pas, c’était bien lui. Adem était là à quelques mètres. Elle avait passé ces derniers jours à penser à lui. Elle avait beaucoup de mal à trouver le sommeil et le revoyait sans cesse pointer son arme sur elle. Même si elle restait convaincue qu’il ne lui aurait jamais fait de mal, elle n’arrivait pas à croire que son ex-fiancé ait pu aller aussi loin dans ses recherches. À une époque, il était inconcevable qu’il puisse posséder une arme à feu et le voilà qu’il l’avait brandit sans aucune gêne devant elle. Déçue et choquée, elle était partie aussi vite qu’elle était arrivée se jurant pourtant qu’elle n’avait pas dit son dernier mot. Un instant, elle avait cru qu’il était venu pour elle. Pour s’excuser mais le prénom d’Esmée la ramena à la raison et malgré toute la frustration qu’elle ressentait en cet instant, elle essaya de ne pas perdre la face lui expliquant que sa collègue n’était pas disponible pour le moment. « Ah… bon et bien tant pis, je repasserais plus tard. Merci. » un nouveau coup de couteau. Si les mots qui sortaient désormais de la bouche de son ex-fiancé était des balles, elle serait une passoire et bien qu’elle se sentait vide en sa présence, elle se forçait à ne plus montrer ses faiblesses devant lui. « On s’est rencontré il y a quelque temps oui … » elle hocha la tête, se contentant de cette réponse et n’espérant pas mieux de son ex-homme. Elle avait jeté l’éponge depuis longtemps lorsqu’il s’agissait de lui faire la conversation. Il avait perdu sa langue en même temps que sa mère et elle avait appris à vivre avec. Sans trop d’espoir, elle lui proposa un café persuadé qu’il trouverait une raison de se défiler. « Un café ? » clairement, elle put lire sur son visage de marbre la stupéfaction de sa proposition. Un instant, elle crut même qu’elle venait de dire quelque chose qu’il ne fallait pas. « Tu veux m’offrir un café ? Après tout ce qu’il s’est passé ? » à son tour elle l’interrogea du regard. Non pas qu’elle ignorait ce qui s’était passé mais elle n’était pas sure qu’il avait conscience du mal qu’il lui avait fait au cours de ces derniers mois. La liste de reproche était longue mais Diana était assez intelligente pour ne lui en faire aucune. Elle ne voulait pas qu’il se braque de nouveau, pour une fois qu’il lui adressait la parole, il était hors de question de gâcher le moment. « Ok. » si elle resta quelques secondes incrédules, un large sourire de satisfaction vint se dessiner sur ses lèvres. Elle hocha la tête ne masquant pas sa joie à cet instant. « In memoria dei vecchi tempi... » chuchota-t-elle, n’ayant pas pour habitude d’utiliser sa langue maternelle dans son lieu de travail. « Peut-être que c’est moi qui devrais t’offrir ce café, pour m’excuser de mon comportement la dernière fois qu’on s’est vu…» Elle ne comptait pas remettre ce sujet au goût du jour et le sentiment amère de ce qui avait bien pu se passer cette dernière fois la hantait toujours. Seulement, ce n’était pas le moment de régler ses comptes et Diana n’était pas réputée pour sa rancune. Elle pouvait chasser en une fraction de seconde un mal qui lui aurait été causé après de simples excuses. Lorsqu’il s’agissait d’Adem, la question ne se posait même plus... « Si tu veux. » conclu-t-elle simplement, alors même qu’ils s’avançaient tout deux vers l’antre de la cafétéria.

Son regard croisa au même moment celui de Brett assit quelques rangées plus loin, elle fit le choix de l’ignorer alors même que ses joues la trahissaient. Dieu avait parfois un sens de l’humour qu’elle n’appréciait pas et si elle avait eu le choix de rebrousser chemin elle l’aurait fait. Ignorant la présence de son amant, elle s’approcha de la machine à café : « Je te préviens, on s’approche plus du goût de la pisse que du café de chez nous... mais à force de faire comme si, on finit par s’y habituer. » plaisanta-t-elle. Lorsque les deux gobelets furent enfin prêts, ils se dirigèrent vers une table vide, excentrée du reste de la population tandis qu’elle continuait de feindre l’existence de son collègue. Au fond, elle mourrait d’envie de le chercher du regard, les raisons étaient différentes des fois précédentes mais elle avait l’impression d’être grillée. Elle manqua de se brûler les lèvres lorsqu’elle l’aperçu en face d’elle l’air triomphant et elle espérait qu’il ne fasse pas de bourde. « Salut » s’empressa-t-elle de dire en premier, dans un ton plutôt neutre pour lui annoncer la couleur. Elle espérait qu’il puisse lire entre les lignes face au malaise de l’italienne. « Salut beauté... J’ai une petite urgence mais j’aurais besoin de toi dans deux petites heures, tu seras dispo ? » elle hocha la tête espérant que cette petite conversation n’ait pas réveillé les soupçons d’Adem et sans même qu’elle ne s’y attende elle regarda son amant tendre la main vers son ex-amant : « Salut mec, Je suis Brett, le collègue de ta sœur... Elle a surement dû te parler de moi.» et sans même les laisser en placer une, il tourna les talons et s’éloigna laissant les deux italiens incrédules face à la scène rocambolesque qui s’était joué sous leur yeux. Diana eut beaucoup de mal à retrouver sa place, rongée par la honte que venait de lui mettre son collègue. Il lui fallut plusieurs longues secondes avant de retrouver l’usage de sa langue. « Je... Désolé, ça doit être le café... » s’essaya-t-elle de nouveau à l’humour. Au fond, la situation aurait pu être pire et elle connaissait assez bien son amant pour savoir qu’il était pourvu d’une grande maladresse et qu’il était souvent sans filtre. Bien qu’en temps normal, elle aimait l’humour gauche de Brett, elle venait d’en faire les frais.  




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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Dim 14 Oct - 12:24


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Revoir Diana n’était pas dans ses plans. Bien au contraire, depuis l’assassinat de ses parents, il mettait un point d’honneur à l’écarter, à l’ignorer, à l’inciter à sortir d’une vie qui ne lui correspondait pas. Elle était trop gentille, trop douce, trop aimante pour ce qu’Adem avait dorénavant à lui offrir. Elle était trop bonne pour le monde qu’il lui imposerait à ses côtés. Si bien qu’elle était devenue au fur et à mesure que les mois passaient, plus qu’un fantôme de son passé. Un fantôme qui errait parfois dans ses pensées les moins sombres, sur les murs de sa demeure, sur le buffet du séjour, où trônait encore cette bague de fiançailles qu’il lui avait offerte il y a plus d’un an de cela. Cela remontait à une éternité. Parfois, Adem avait même l’impression que cela appartenait à une autre vie. Une vie qu’il avait vécue avec bonheur, saveur et tendresse mais qui n’était plus aujourd’hui. Il ne pouvait pas lui offrir ce qu’elle souhaitait. Il ne pouvait pas lui promettre un amour éternel et une vie faite de bonheur, car il n’y arrivait plus. Il ne parvenait plus à sourire et il ne parvenait encore moins à avoir ces pensées optimistes qui lui permettaient autrefois d’avancer aux côtés de cette femme dont il était tombé amoureux au cœur de sa contrée italienne. Il avait été heureux avec elle. Comme il n’avait jamais été, mais cela appartenait au passé. Parce qu’aujourd’hui l’homme dont elle était tombée amoureuse s’en était allé et qu’il refusait de lui imposer celui qu’il était devenu, rempli de noirceur et capturé par les ténèbres. Il l’avait toujours écarté de cela, ne lui contant ses cauchemars réguliers, ne lui contant ses sombres pensées et son passé des plus difficiles et traumatisant. Il ne lui avait jamais fait part de tout cela et il comptait bien ne jamais avoir à le faire. En tout état de cause, il était parvenu à la repousser, à lui faire quitter cette vie qu’elle ne méritait pas et à l’éloigner assez pour ne plus avoir à la croiser. Mais évidemment, c’était sans compter sur sa détermination et ce brin d’entêtement qui la caractérisait. Elle avait fait à nouveau irruption dans sa vie et il détestait ça. Il détestait cela car il la blessait, encore et encore et qu’elle ne le méritait pas. Il était actuellement rempli d’un sentiment dual. Un sentiment qui lui dictait de continuer à la blesser pour l’éloigner et un autre qui, quelque part, au plus profond de lui, avait envie de la protéger, de la préserver de tout cela et de s’excuser pour le mal qu’il lui imposait. C’est cette binarité qui l’envahit lorsqu’il la découvre à ses côtés, alors qu’il cherche une toute autre personne. Il ne s’était de toute évidence pas attendu à la voir là, alors même qu’elle y travaillait depuis de très longue date et qu’il était venu la voir à de multiples reprises lorsqu’ils étaient encore un couple à part entière. C’est une certaine retenue qui s’illustra dans un premier temps, laissant une tension palpable s’immiscer entre les deux adultes dont la dernière rencontre avait fait des étincelles. Les larmes, les cris, une arme pointée au niveau du cœur. Voilà ce qui avait rythmé leur dernière mésaventure et qui avait de toute évidence laissée des traces. Il reste évasif sur sa venue, sur le fait même qu’il était là pour voir une autre femme. Pourtant, il était évident que la simple mention d’Esmee crispa quelque peu une Diana dont la fougue italienne était toujours quelque part perceptible. Dénué de la moindre émotion et arborant cet air si neutre, il affichait une certaine passivité mêlée à une incapacité totale à faire la conversation. Diana l’avait bien compris. Pourtant, c’est elle qui lui propose de partager un café. S’il est étonné de cette proposition, il finit tout de même, sans réellement savoir pourquoi, par l’accepter. La partie de lui qui souhaitait le pardon d’une femme qu’il faisait tant souffrir avait un instant pris le dessus. Pour autant, il décida de ne pas relever le sourire victorieux qui s’affiche sur le visage de la jeune femme, se contentant de la suivre dans un lieu qu’elle connaissait finalement bien mieux que lui. « In memoria dei vecchi tempi... » Il ignora également cette phrase qui se répercutait telle une balle lancée à pleine allure sur son organe vital. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus parlé italien, qu’il ne l’avait plus entendu sortir d’entre les lèvres de Diana. Et puis, il n’était pas certain que nourrir un mémorial à un temps révolu soit de bonne augure. Pourtant, il ne dit rien, faisant comme si ces quelques mots chuchotés n’étaient guère arrivés à ses oreilles. Devant la cafétéria, il décide même de l’inviter. Non pas en souvenir d’un temps révolu mais parce qu’il avait, avec elle, dépassé les limites lors de leur dernière rencontre. « Si tu veux. » Il hoche la tête sans dire un mot de plus et avance vers la machine à café, notant au même moment l’attitude un brin étrange de celle qui était autrefois sa fiancée. Il la connaissait par cœur. Bien trop pour qu’elle ait le moindre secret pour lui. Après tout, il l’avait observé durant huit longues années. Il fronce les sourcils devant la rougeur nouvelle des joues de Diana et jette un bref regard vers ce qui semblait la mettre dans cet état. La cafétéria était remplie de multiples individus, trop pour qu’il ne comprenne qui était la personne responsable de son état. Remettant cela à plus tard, il fait face à la machine à café. « Je te préviens, on s’approche plus du goût de la pisse que du café de chez nous... mais à force de faire comme si, on finit par s’y habituer. » L’humour de Diana eut le mérite de décrocher un léger rictus aux coins des lèvres du jeune homme alors qu’il appuya machinalement sur les boutons sans même demander à son interlocutrice ce qu’elle désirait. Le fait est qu’elle avait toujours pris la même chose et qu’il agissait par réflexe, sans pour autant le lui énoncer à voix haute. Lorsque les gobelets sont prêts, il lui tend, avant qu’ils n’aillent s’installer à une table. Adem reste un long moment silencieux, ne sachant réellement ce qu’il pourrait finalement lui dire, aujourd’hui, après tout ce qu’il s’était passé, après tout ce qu’il lui avait fait endurer. Il se contenait de touiller son café, étrangement passionné par la couleur de celui-ci. Pourtant quelque chose, ou plutôt quelqu’un vient rompre ce silence. « Salut » Adem relève immédiatement la tête vers Diana, ne comprenant pas ce qui était en train de lui arriver. Mais rapidement, il eut une réponse à ses questions. Un homme. Le genre d’homme que toutes les femmes devaient regarder ici et qui semblait faire naître en Diana un sentiment particulier. Adem fronce les sourcils, observant tantôt la jeune femme, tantôt cet inconnu. « Salut beauté... J’ai une petite urgence mais j’aurais besoin de toi dans deux petites heures, tu seras dispo ? » Le muscle cardiaque du banquier ressent une légère pression à l’entente de ce surnom, alors qu’il assiste passivement à cette scène qu’il ne saisit que trop bien. Parce qu’il connaît assez Diana pour saisir quand elle est troublée par un homme et quand elle cache quelque chose. Il l’observe hocher la tête et se redresse sur le dossier de sa chaise, passablement agacé par la scène qui s’offre à lui. « Salut mec, Je suis Brett, le collègue de ta sœur... Elle a surement dû te parler de moi. » Tout dans l’attitude et dans les mots de cet homme l’agaçait. Adem regarde un instant la main qu’il tend vers lui, notant chaque élément qui lui donnait envie de la lui broyer. « Jamais. » Bougonne-t-il avant de serrer la main de cet homme qui ne s’éternise pourtant pas et heureusement. Reportant son regard sur Diana, il l’interroge de ses iris perçant, la découvrant plus mal à l’aise qu’elle ne l’avait jamais été. Il n’était pas idiot, il avait très bien compris ce qu’il se tramait juste devant ses yeux et il n’aimait pas ça. « Je... Désolé, ça doit être le café... » Cette fois-ci, l’humour de la jeune pédiatre ne l’atteint guère. Il se contente de lever les yeux au ciel, avant de baisser le regard vers ce café qui avait tout un coup un goût amer. Sans crier gare, il se lève alors de sa chaise. « Je vais y aller. C’était une mauvaise idée. » De toute évidence c’était là, la pire des idées qu’il ait eu ces derniers mois. Il attrape son café encore plein et range la chaise avec une certaine nervosité. « Je ne suis pas venu pour assister à ce genre de scène avec ton nouveau mec. » Sans lui accorder le moindre regard il jette ces mots avant de finalement conclure. « Au revoir Diana. » Ni une ni deux il tourne les talons et avance vers la sortie, jetant au passage un café qu’il n’avait même pas eu le temps de boire.
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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Mer 17 Oct - 11:56


You got me doin' all this stupid shit ★ Adem Hensley & Diana Cavaletti

Travailler dans un hôpital auprès d’enfant malade était un rêve que la jolie italienne s’était donnée la peine de réaliser. Elle ne comptait pas ses heures passé là et jamais elle n’émettait la moindre plainte quant à ses conditions de travail. Elle adorait ce qu’elle faisait et l’idée qu’elle pouvait redonner quelques sourires sur leurs visages angéliques était la plus belle des récompenses. Elle oubliait sa dure réalité auprès des enfants malades et elle était prête à consacrer le restant de sa vie pour son métier. Depuis son retour de Somalie, elle s’efforçait d’oublier sa mauvaise expérience sur place. Un sentiment d’échec la prenait à chaque fois qu’elle repensait aux corps frêles et quasiment sans vie de ses petits patients. Elle aurait voulu en faire d’avantage, mais malheureusement pour elle ce n’était pas de son ressort et pour la première fois de sa vie, elle avait dû se résigner à les regarder mourir par manque de matériel et d’eaux potables. Une situation qu’on n’imaginait même pas en Amérique et qui était pourtant la dure réalité de tout un tas de petits africains laissés à l’abandon. Elle n’avait pas supporté ce sentiment d’impuissance et la résignation ne faisait pas parti de son vocabulaire. Et comme à chaque fois qu’elle était dépassée par les événements et qu’elle ne trouvait pas de solutions au problème, elle décida de revenir aux États-Unis. Elle espérait au fond d’elle que ce qu’elle avait laissé derrière elle ces six derniers mois aurait changé, à commencer par Adem. Elle avait prié intérieurement pour qu’il retrouve un semblant de paix. Elle souffrait à l’idée qu’il souffre et qu’elle ne puisse rien faire pour lui. Sa blessure était bien trop profonde, elle avait accepté cet homme avec tous ses secrets. Elle avait fait preuve de pudeur lorsqu’elle le voyait agacer par ses questions. Elle, elle n’en avait jamais eu pour lui. Il savait lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle l’avait connu jeune et ensemble ils avaient fait un bout de chemin ensemble. Il était probablement celui qui l’avait élevé, faisant d’elle une femme. Elle devait énormément à Adem et elle s’en voulait de ne pas avoir réussi à en faire de même. Tout ce qu’elle était capable de lui donner, c’était de l’amour. Un amour qu’il ne voulait plus et qu’il piétinait à chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour parler. Pourtant, elle chérissait les rares fois où il daignait enfin lui adresser la parole. Elle l’avait vu se murer dans le silence plusieurs jours. Elle aurait voulu pouvoir l’aider, entrer dans sa tête et essayé de comprendre ce qui n’allait plus chez lui. Elle avait d’abord pensé que c’était elle le problème. Elle continuait à le penser parfois… Elle aurait tout donner pour revenir quelques mois auparavant avant que son petit paradis ne se transforme en cauchemar. Elle avait avancé les frais de son mariage et sa robe était quasiment prête. L’un et l’autre avaient imaginé se dire oui simplement, au bord de la mer accompagné de quelques proches. Ils avaient des rêves plein la tête et il lui était insupportable de savoir que tout ceci était derrière eux, comme il lui était insupportable de voir qu’Adem n’avait pas réussi à remonter la pente. Il avait fait le déplacement jusqu’à l’hôpital, mais ce n’était pas pour elle, il espérait croiser Esmée. Évidemment, elle avait rapidement fait le lien avec la famille des Milano et l’arme que son ex-fiancé s’était procuré. Il ne lui disait peut-être rien, mais elle n’était pas née de la dernière pluie et elle avait assisté de loin à ce spectacle qui ne lui plaisait pas. Elle l’avait vu passer de la tristesse à la colère lorsque les policiers avaient privilégié la piste du suicide. Petit à petit, elle avait assisté à la perte de son fiancé laissant place à un nouvel individu qu’elle ne connaissait pas. L’expression de son visage avait changé et après l’enterrement de sa mère, elle ne l’avait plus jamais vu sourire.


Elle fut très étonnée qu’il accepte de prendre un café avec elle. D’ordinaire, il l’aurait sûrement envoyé dans les roses. Il n’avait plus de temps à lui consacrer et elle savait qu’il lui en voulait d’être partie. Il avait le droit de lui en vouloir pour cet acte égoïste. Elle suffoquait dans leur maison, le fait est qu’elle se sentait impuissante l’exaspérait. Elle avait horreur de ce qu’ils étaient devenus. Le karma ne lui avait pas fait de cadeaux. Elle espérait que Brett puisse déchiffrer les milliards de signaux qu’elle lui envoyait pour le faire taire. Au lieu de ça se fut Adem lui-même qui les vit. La dernière fois qu’elle avait eu aussi honte, c’était au collège lorsque sa jupe avait craqué en plein milieu de la récréation et qu’elle s’était retrouvée en culotte devant ses camarades. À choisir, elle aurait préféré revivre cette situation que celle qui était entrain de se jouer sous ses yeux. Son regard jonglait entre son amant et son ex-amant. Elle maudissait Brett de toute son âme, qu’est-ce qu’il pouvait être con parfois. Aussi, elle remarqua le léger tremblement du muscle de la mâchoire d’Adem lorsque Brett le prit pour son frère. Dans une autre vie, ils en auraient forcément ri, seulement l’italien n’était pas d’humeur à plaisanter. « Je vais y aller. C’était une mauvaise idée. » Incrédule, elle resta un instant à balbutier face à la réaction excessive de l’italien. Une réaction qu’elle avait longtemps espéré de sa part, multipliant les provocations sans que jamais cela n’aboutisse en rien. Pourtant, la situation était délicate parce qu’elle se passait dans son lieu de travail et qu’elle ne voulait pas perdre la face devant ses collègues et patients. « S’il te plaît Adem, assied toi… » Demanda-t-elle doucement, jetant par la même occasion des coup d’œil à sa droite et sa gauche pour vérifier qu’ils ne se donnaient pas en spectacle. « Je ne suis pas venu pour assister à ce genre de scène avec ton nouveau mec. » Elle ne comprenait pas comment il était parvenu à cette conclusion qui n’était d’ailleurs ni fausse ni juste. À son tour incrédule, elle le regarda quitter leur table visiblement très remontée parce qu’il venait de vivre. Elle restait néanmoins sceptique. « Calme toi. Il ne s’est rien passé… » Essaya t-elle de le rassurer, espérant qu’il regagne sa place. Au lieu de ça, il tourna les talons marmonnant des mots qu’elle n’arrivait pas à distinguer depuis son siège. D’abord, elle le regarda s’éloigner, soupirant longuement et passant ses doigts dans sa chevelure. Elle avait perdu le contrôle de la situation, mais il n’était pas question de faire passer son ego pour le moment. Elle finit par se lever à son tour de sa table, abandonnant son gobelet à la pisse sur la table, puis pressa le pas pour rejoindre Adem. « Attends ! » Lui ordonna-t-elle plusieurs fois avant finalement de réussir à le rattraper. « Je peux tout t’expliquer... Ce n’est pas ce que tu crois. Reste, je t’en prie » le supplia-t-elle légèrement, mal à l’aise de régler ses problèmes à l’hôpital. Elle qui d’ordinaire faisait tout pour ne pas se faire remarquer. Elle ne supportait pas attirer les regards indiscrets de certains de ses confrères. Elle attrapa le bras de son ex-fiancé, le poussant un peu plus loin pour éviter de se donner en spectacle : « On ne peut pas juste avoir une discussion normale comme deux adultes normaux ? Pourquoi tu me détestes à ce point, qu’est-ce que j’ai bien pu te faire ? C’était juste un café… Je ne te demandais rien d’autre ! »





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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Sam 10 Nov - 17:20


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Diana et Adem étaient un couple atypique. Le genre de couple entretenant la relation rêvée de tous. Le goal de toute femme et tout homme normalement constitué. Ils formaient une équipe. Une équipe aux allures de perfection. Une équipe soudée, présente en permanence pour l’autre. Ils avaient cette complicité que tout duo rêvait d’avoir. Un simple regard suffisait. Un simple sourire, un simple froncement de sourcils et ils savaient. Ils se comprenaient sans avoir besoin de se parler et étaient sur la même longueur d’onde. Tous deux aimaient passer du temps avec l’autre, tous deux aimaient, main dans la main, s’engager pour des causes nobles, pour aider leur prochain, tout en appréciant les moments à deux par la suite. Ils étaient en somme un couple normal, un couple ordinaire avec ses bons et ses mauvais moments. Un couple dont l’amour rayonnait alors même qu’ils avaient leurs défauts. Mais des défauts qui formaient un doux mélange entre leurs deux âmes pour ne laisser apparaître que des gens simples et aimants. Oui, Diana et Adem étaient d’une simplicité déconcertante. Un couple qui, chaque matin ou chaque soir selon leurs disponibilités allaient courir ensemble, en profitant pour partager un doux baiser sous le porche du Old Plaza ; un couple qui allait au restaurant, revêtant leur plus beaux vêtements –et c’était dans ces moments ci qu’Adem prenait le relai sur le look de sa compagne-, partait en weekend à deux, se baladait dans les rues de Los Angeles, main dans la main, des lunettes de soleil sur le nez et deux sourires radieux illuminant des visages qui se voulaient heureux. Lui banquier, elle infirmière, ils menaient une vie ordinaire, sans la moindre sortie de route. Amoureux et heureux. Voilà ce qu’ils étaient. Complices et passionnés. Elle était, bien au delà d’être sa compagne, sa meilleure amie. Elle était son tout. Celle avec qui il pouvait discuter des heures même après autant d’année de vie commune, celle dont il aimait se moquer gentiment avant de venir déposer ses lèvres sur les siennes, dans une tendresse infinie. Elle était la femme parfaite, l’amie parfaite, la compagne idéale. Elle était son monde et il était le sien. C’est pourquoi, aujourd’hui, alors qu’ils sont tous les deux installés autour de cette table blanchâtre de la cafétéria de l’hôpital, cette période semble lointaine, révolue. L’indifférence, la gêne et le silence qui règnent entre eux créent même le doute. Avaient-ils vraiment été si complices et amoureux un jour ? La question pouvait se poser lorsqu’on les observait ainsi. Le regard vide, des cernes maquillant un visage creusé, une barbe proéminente, les doigts hésitant du jeune homme s’accaparent de son gobelet alors qu’il a du mal à la regarder. Il a du mal à regarder celle qu’il avait pourtant tant aimé et qui n’était aujourd’hui qu’un lointain souvenir. Elle aussi avait changé. Bien moins lumineuse qu’auparavant, amaigrie et si triste. Aucun d’eux ne respirait la moindre joie de vivre, s’affichant comme les fantômes d’un passé révolu. Il ne savait pas vraiment ce qu’il pouvait lui dire ni même ce qu’il faisait là, devant cette femme qui ne demandait qu’à retrouver une vie qu’il lui avait arraché de force. Une femme qui ne demandait que son bonheur sans se soucier du sien. Mais toute notion de bonheur semblait avoir quitté le corps de cet homme terrassé par ses démons, par ces tragédies qui avaient rythmées sa vie en le laissant de côté, impuissant. C’était probablement ça le plus difficile. D’être impuissant. De vivre, de respirer alors que la vie d’innocent avait été prise. Il n’avait rien pu faire. Il n’avait pas réussi à la sauver et aujourd’hui, il culpabilisait du simple fait de vivre quand sa mère en avait été privée. Alors il s’interdisait de continuer une vie. Il refusait de retrouver son confort d’antan, son quotidien banal, se galvanisant de moments heureux auprès des siens, si elle ne pouvait pas être là pour les partager avec lui. Soupirant, presque las de cette conversation mutique, il observe les alentours, comme s’il cherchait un moyen de se dérober. Il aurait peut-être dû agir et quitter immédiatement cette pièce. Il aurait dû. Il le comprit à l’instant même où il vit ce parfait inconnu s’avancer vers leur table et lancer quelques phrases qui se voulaient cordiales mais qui firent naître un certain agacement chez Adem. Il eut bien du mal à le cacher d’ailleurs, face à une femme qui l’avait connu par cœur il fut un temps. S’il ne ressentait d’ordinaire plus rien d’autre qu’un profond dégoût pour l’humanité et que la moindre de ses émotions étaient guidées par des actes violents et des envies de revanche, parfois, dans certains moments, aussi rares soient-ils, la personne qu’il avait pu être autrefois montrait des signes de vie. Parfois, son passé le rattrapait et il avait bien du mal à le refouler. Juste à l’image de ce qui était en train de se dérouler. Incapable de supporter ce genre de scène, il se lève, congédiant Diana, avec qui il n’avait été capable de rester que quelques malheureuses secondes. Elle reste interdite un instant, tentant tant bien que mal de le retenir. « S’il te plaît Adem, assieds toi… » Elle murmure cela, regardant les environs, probablement inquiète qu’on les scrute. Diana et Adem n’avaient jamais été le genre de couple à se donner en spectacle. S’ils avaient des différends, ils préféraient les régler en priver et non s’en remettre à une foule de personnes. Pourtant, soucieux de ne pas s’afficher il fut un temps, cette fois Adem s’en fiche, lui rappelant à voix tempérée qu’il n’avait guère envie d’assister à ce genre de scène. Il tourne alors les talons, faisant preuve d’un calme presque glaçant. Glaçant car la colère qu’il ressentait à l’heure actuelle était tout aussi palpable. « Calme toi. Il ne s’est rien passé… » Les mots de la jeune femme parviennent à ses oreilles, ne suscitant qu’une réaction épidermique de l’italien, avant qu’il ne lève les yeux au ciel sans la moindre réponse orale. Et en plus de cela, elle osait lui mentir. Il continue de marcher, jetant au passage ce qui aurait pu matérialiser le drapeau blanc de la paix, à la poubelle. Un instant, il pense pouvoir s’en sortir ainsi. Il pense pouvoir regagner sa voiture et laisser la colère s’évacuer aussi vite qu’elle est montée en lui, une fois seul. Mais lorsqu’il entend la voix de Diana retentir et le bruit de ses pas précipités, il comprend rapidement que cela n’arriverait pas. Autrefois, il aimait sa persévérance. Aujourd’hui, cela l’insupportait. « Attends ! » Il ne l’attend pas, regagnant le hall de l’hôpital à pas rapides. Pourtant, sa détermination fait qu’elle le rattrape en quelques secondes à peine. « Je peux tout t’expliquer... Ce n’est pas ce que tu crois. Reste, je t’en prie. » Il ne la regarde pas, ne lui offrant la moindre attention, continuant sa course vers la sortie. Pour autant, il ne peut s’empêcher de lui lancer quelques mots bien pensés. « Il n’y a rien à expliquer Diana. Je n’ai pas envie de l’entendre. Je crois que quelqu’un t’attend donc retourne travailler et fiche moi la paix ! » Ses mots sont secs. Terriblement secs et acerbes. Assez pour espérer lui faire passer l’envie de le retenir. Mais évidemment, ce n’est pas le cas. Il se rendait bien compte que celle qui avait un jour partagé sa vie ne se formalisait pas de sa froideur et de cette colère menaçant l’explosion. Elle lui saisit le bras et l’incite à s’arrêter, se positionnant de telle sorte que sa route est barrée. Elle l’entraîne même un peu plus loin, à l’abri des regards, afin de ne pas provoquer une scène de ménage au beau milieu de ce hall rempli d’une foule de personnes. « On ne peut pas juste avoir une discussion normale comme deux adultes normaux ? Pourquoi tu me détestes à ce point, qu’est-ce que j’ai bien pu te faire ? C’était juste un café… Je ne te demandais rien d’autre ! » Elle cherche son regard. Elle cherche à le confronter et à ce que leurs iris se rencontrent quand lui refuse de le faire. Plus grand qu’elle, il lève le menton, regardant partout ailleurs. A droite et à gauche. « Je ne te déteste pas Diana. » Ces mots sortent d’entre ses lèvres avec difficulté. Comme s’il était en train de faire preuve de faiblesse, de faillir à cette froideur maussade qui le caractérisait, sans pour autant mettre toute la sincérité dans des propos si véridiques. « J’ai juste pas envie de prendre ce putain de café avec toi alors lâche moi. » Cette fois, il hausse un peu le ton, faisant preuve d’une autorité nouvelle à son égard. Il plisse les yeux et l’affronte enfin afin de donner un peu plus de poids à ses propos. Il voulait qu’elle s’en aille, qu’elle arrête d’essayer. Qu’elle le laisse vivre une vie si loin de celle qu’ils avaient imaginé ensemble. Qu’elle abandonne et qu’elle lui permette enfin d’assouvir ses désirs les plus sombres. Pourtant, ce qui devait arriver arriva. Il se perd dans l’intensité de son regard, se maudissant de ne pas avoir continué à l’ignorer. Il le savait. Il se perdait toujours dans ses prunelles brûlantes auparavant. Des iris qui, avaient la particularité d’être criant de douleur et d’émotions. Il était perdu et il le savait. Elle l’avait capturé et à cet instant, il n’y avait plus qu’une seule question qui lui brûlait les lèvres. « Est-ce que tu as couché avec lui ? » Il connaissait déjà la réponse à cette question, mais il voulait l’entendre dire à voix haute, afin de s’assurer qu’elle ne lui avait pas menti, quelques secondes avant. Tout ceci en se demandant finalement pourquoi cela semblait avoir autant d’importance tout à coup…
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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Mar 4 Déc - 22:03


You got me doin' all this stupid shit ★ Adem Hensley & Diana Cavaletti

Diana avait depuis longtemps arrêté de comprendre le comportement du bel italien. Il n’était plus cohérent avec l’homme qu’elle avait jadis aimé. Parfois, il lui arrivait même de se demander si c’était de lui qu’elle était tombée la première fois qu’elle l’avait vu à cette fameuse soirée. Elle qui n’avait pas pour habitude de sortir s’était retrouvée attirée là par l’une de ses amies qui en avait assez de la voir célibataire. A bientôt vingt-six ans, Diana n’avait encore jamais vu le grand (méchant) loup. Celui que bien de ses copines avaient croisé et qui n’avait pas jamais attiré l’attention de la future médecin. Suite à la mort de son père, elle s’était soudain retrouvée avec une tonne de responsabilités, les faisant passer avant ses propres besoins vitaux. Souvent, il lui arrivait de penser que si son regard n’avait pas croisé celui du beau brun, elle aurait probablement terminé vieille fille. Un poil trop sérieuse ou trop responsable, elle ne pensait pas pouvoir tomber amoureuse un jour. C’était sans compter sur le charme d’Adem qui avait de suite opéré. Ensemble et progressivement, ils avaient écrit leur histoire, n’envisageant pas un avenir sans l’autre. Elle n’avait jamais imaginé devoir vivre sans lui, du moins pas aussitôt. Chaque instant qu’elle passait loin de lui était une étape de plus à supporter. Elle avait cherché à combler son manque dans les bras chauds et musclés d’autres hommes mais aucun ne lui permettait d’oublier son apollon d’Italie. Pire encore, tout la raccrochait a des souvenirs qu’elle avait avec lui. La frustration était encore plus énorme lorsqu’elle se retrouvait face à lui et qu’elle ne pouvait pas le toucher. Elle avait l’impression de jouer à un mauvais jeu auquel elle voulait mettre fin sans y parvenir réellement. Son cœur se brisait à chaque fois que leur chemin se croisait. C’était comme si elle vivait à l’infini leur rupture. Encore faut-il qu’il y en ai une. Elle n’avait pas eu le courage de lui faire ses adieux. Et des adieux c’était probablement la dernière chose qui inquiétait l’ex-banquier. Elle s’était rendu à l’évidence, il avait cessé de l’aimer comme il l’aimait à l’époque. Son regard inspirait toute l’indifférence qu’elle lui évoquait. Deux simples colocataires, voilà ce qu’ils étaient devenus l’un pour l’autre. Elle s’était sentie extrêmement seule, ne trouvant pas le courage de traverser cette impasse seule. Ainsi, elle avait choisi la facilité. Partir semblait être la seule issue à ce mur qui s’était hissé face à elle. Elle l’avait fui parce qu’elle s’était dit qu’elle finirait par guérir de lui. Il était devenue sa maladie. Celle qu’il fallait guérir avant d’être menée à sa perte. Et elle était bien placé pour savoir que le mieux à faire pour guérir un mal c’était d’abord de le couper à sa racine. On ne guérissait pas un cancer par la fumée. Elle avait cherché à partir le plus loin possible de toutes ces vérités qu’elle avait du mal à accepter. Le retour avait été plus violent et malgré tout les efforts qu’elle avait fait pour l’oublier le revoir avait procuré l’effet inverse. Adem l’obsédait, il la hantait dans ses rêves comme dans la réalité. Il lui arrivait de se tromper sur le nom de ses amants, dans les moments les plus intimes. Ce café, elle avait n’espérait pas l’avoir. Elle fut même très étonnée qu’il l’accepte. Elle se maudissait de s’assoir autant sur sa fierté à chaque fois qu’il s’agissait de lui. Au nom de quoi d’ailleurs ? Un amour qui n’allait que dans un sens. Après l’avoir rattrapé, elle hésita. D’abord parce que sa réaction prouva l’inverse de ce qu’il laissait croire tout ce temps. Il ne s’en fichait pas d’elle, et elle était assez perspicace pour se rendre compte que son comportement l’avait trahi. Elle qui n’attendait plus que ça, le moindre petit signe de sa part qui prouverait qu’il l’aimait encore. « Il n’y a rien à expliquer Diana. Je n’ai pas envie de l’entendre. Je crois que quelqu’un t’attend donc retourne travailler et fiche moi la paix ! », sa main lui attrapait toujours le bras tandis qu’elle cherchait au fond d’elle comment elle pourrait apaiser la situation. Elle le força à la suivre dans un coin moins en lumière pour régler leurs compte, alors que la bile prit le dessus, se mélangeant une nouvelle forme de frustration qui l’empêcher de nouveau d’aller trop loin avec cet homme. Elle l’accusa de la détester ne supportant plus la façade auquel elle se heurtait à chaque fois qu’elle osait ouvrir la bouche. « Je ne te déteste pas Diana. » Aussitôt son regard s’illumina, se mit à briller. Un soulagement qui ne dura pas longtemps, ou du moins pas de la manière qu’elle voudrait. Instinctivement, elle fit un pas en arrière. C’était comme s’il agitait devant elle un verre d’eau alors qu’elle mourrait de soif qu’il versait aussitôt le contenu au sol lorsqu’elle tenait la main pour boire. Il jouait avec ses sentiments. Il ne pouvait plus lui faire ça, il n’avait pas le droit de la maintenir prisonnière de son amour pour lui. Il lui donnait assez pour continuer à l’aimer, et beaucoup pour que dans son amour elle puisse le haïr. Il la rendait folle, incapable de raisonner correctement. Elle pouvait tout laisser tomber pour lui, comme elle l’avait fait toutes les fois où il lui avait demandé. « Alors pourquoi tu fais ça, hein ? C’était juste un café, je ne demandais rien d’autre ! » insista t-elle alors que sa gorge se nouait un peu plus à chaque fois qu’elle se mettait à parler. Elle n’arrivait pas réellement à prendre du recul sur la situation pour mieux l’analyser. « J’ai juste pas envie de prendre ce putain de café avec toi alors lâche moi. » elle lâche son bras tandis que son visage prend un air plus rond. Il ne lui avait jamais parlé sur ce ton. Il avait déjà braqué une arme sur sa tête mais jamais il ne s’était montré aussi ferme dans ce qu’il voulait. Lui qui avait laissé volontairement -ou non, planer le doute sur leur relation, venait de donner le ton. Elle obéit, incapable de lui résister avec l’horrible impression que le seul morceau qui restait de son organe vital venait de se briser à son tour. Ses yeux se perdirent un instant dans les siens, comme pour se raccrocher à la moindre lueur d’espoir qu’il voudrait bien lui envoyer. Mais rien, rien d’autre que le néant auquel il l’avait habitué. À moins que le problème venait d’elle, à moins qu’elle n’était plus capable de lire en cette homme. Elle qui longtemps s’était vantée de lire en lui comme dans un livre ouvert, n’en était plus capable. Il pouvait probablement voir toute la détresse en elle. Aussitôt son air s’adoucit, comme s’il se rendait finalement compte de tout le mal qu’il pouvait lui faire. « Est-ce que tu as couché avec lui ? »Une question booléenne, à laquelle elle ne pouvait pas échapper. C’était simple oui, elle allait le perdre, non elle allait lui mentir. Elle ne voulait ni l’un, ni l’autre. La première parce qu’elle ne voulait pas et la seconde parce qu’elle ne pouvait pas. Vouloir ou pouvoir, un dilemme auquel il la mettait face. Une réponse qui de toute évidence laisserait des traces. Sa bouche s’ouvre, sans que le moindre son ne sorte. Tandis que ses sourcils se joignent exprimant une soudaine colère. Pourquoi lui faisait-il cela, encore une fois. « Tu veux savoir si j’ai couché avec ? » , elle hoche la tête alors qu’elle se met à lui en vouloir d’oser poser cette question aussi intime alors qu’il l’avait délaissé ces 8 derniers mois. « Qu’est ce qui t’intéresse au juste, de savoir, que je n’ai pas chômé après mon départ ou que je me suis préservée pour toi au cas où tu reviendrais ? » elle ne lui laisse pas le temps de répondre, levant son index vers lui au cas où il déciderais de la couper. « Adem, je ne répondrais pas à cette question… elle n’a aucune importance pour moi. » souffla-t-elle, espérant qu’il finisse par laisser tomber comme il l’avait fait pour tout le reste.
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MessageSujet: Re: You got me doin' all this stupid shit (Adem) Ven 18 Jan - 23:40


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Adem s’était perdu. Perdu au fil du temps et des mois qui s’étaient écoulés depuis la mort de sa mère. Il s’était perdu, hanté par ses envies de vengeance et il ne savait plus vraiment qui il était lui-même. Ceci même si parfois, dans de rares moments, la personne qu’il avait pu être autrefois resurgissait, quand celui qu’il était aujourd’hui luttait avec acharnement contre sa présence. C’était étrange et inexplicable et cela donnait à bien des égards, des situations qui lui échappaient complètement, qu’il ne parvenait à expliquer et qu’il ne savait maîtriser. A commencer par celle qui était en train de se dérouler dans cet hôpital, au beau milieu d’une cafétéria bondée de médecins et autres personnels de santé. Il ne comprenait pas. Il ne se comprenait pas. Il ne comprenait pas ses réactions. Ses coups de sang, ses coups de colère quand il avait finalement toujours été quelqu’un de calme bien que très intérieur. Il ignorait pourquoi, aujourd’hui, là, à cet instant précis, il s’énervait, s’agaçait, tentant de lutter contre cette colère qui inondait un corps meurtri par un flot de sentiments contradictoires. Plus le temps passait, moins il parvenait à expliquer ses réactions et ses comportements, plus le temps passait, plus il ignorait lui-même quelle allait être son ressenti spontané face à une situation inattendue. Il fut un temps où il parvenait à tout encaisser, où ses décisions étaient réfléchies et logiques. Il fut un temps où il savait comment agir pour être qualifié d’homme bon et rationnel. Aujourd’hui c’était tout l’inverse. Aujourd’hui, il ne savait plus. Aujourd’hui il était perdu dans un labyrinthe où il ne trouvait la sortie après des mois de recherche infructueuse. Aujourd’hui, il ignorait dans quel sens aller, ni même s’il était capable d’agir comme il l’avait préalablement prévu. Il avait un plan, une ligne tracée qu’il voulait suivre, gouverné par sa petite vendetta qu’il tenait à mener à bien. Mais plus le temps passait, plus il fréquentait Catriona Milano, plus il revoyait Diana, plus son plan s’effritait. Il avait trop de distractions, trop de personnes qui venaient inlassablement mettre son nez dans ce qu’il avait prévu. Il ne savait plus. Plus comment faire pour se dépêtrer de telles situations, rêvant à nouveau de s’enfermer seul pendant des mois, ne sortant que la nuit pour mener à bien son plan d’action. Mais c’était tout bonnement impossible et il devait se rendre à l’évidence. Il devait comprendre qu’il devait se confronter à ces réalités, aux êtres qu’il avait blessé dans sa chute vers l’enfer. Et plus encore à cette femme qui finalement n’était qu’un dommage collatérale de ses maux. Diana. Il avait pourtant tout fait pour la repousser. Pour l’éloigner de lui, ne s’émouvant de leur rupture, ne montrant la moindre peine lors de son départ, n’officialisant la moindre séparation, laissant le silence et le délaissement faire son chemin. Pourtant, il se surprend à être jaloux alors qu’il ne l’avait jamais véritablement été. Il se surprend à détester cet homme qui avait de toute évidence, pris des chemins que lui seul avait emprunté durant des années. Il le déteste. Il le déteste du plus profond de ses entrailles sans savoir pourquoi. Il s’énerve, il se braque, quittant cette table, pourtant symbole d’un certain apaisement entre ces deux êtres autrefois complices et devenus de vulgaires étrangers. Elle tente de le rattraper, comme elle le fait finalement toujours. Car Diana était typiquement le genre de femme, le coeur sur la main, à croire en ceux qui ne le méritaient plus. Elle croyait en lui, peut-être même croyait-elle encore à un mariage qui était de toute évidence voué à l’échec. Elle était cet optimisme incassable quand lui n’était aujourd’hui que pessimisme et colère. Elle était ce soleil quand lui était devenu la lune, le brouillard et la foudre. Il n’était plus celui qu’elle avait connu et il ne comprenait plus comment elle pouvait encore croire en quoi que se soit le concernant. Il le lui fait comprendre, malgré qu’elle tente une énième fois de le rattraper, s’agrippant à son bras. Son regard s’arrête sur cette main qu’elle pose sur son bras. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce contact l’apaise. Quand bien même cela ne dure guère. Ils s’éloignent de ces regards curieux, sous l’impulsion de la jeune femme. C’était une bonne chose. Il détestait se donner en spectacle quand bien même il était en l’espèce l’instigateur de cette mise en scène dramatique. Le ton monte rapidement alors qu’elle ne cherchait finalement qu’à comprendre cette haine qu’il semblait lui vouer. Elle avait tort. Il le lui dit. Il ne la détestait pas. C’était lui qu’il détestait. Lui pour être incapable d’avancer dans son plan, lui pour être incapable de mettre de l’ordre dans sa tête et lui pour être incapable de contrôler cette jalousie dévorante qui inondait un corps amaigri et bien moins soigné qu’à une époque. Il ne la détestait guère et il le lui fait savoir, haussant le ton pour lui faire comprendre qu’elle était de toute évidence bien loin de la vérité. Elle semble soulagée et c’est encore plus douloureux pour lui de se rendre compte que quelque part, il joue avec elle sans même s’en rendre compte. Il joue sur des souvenirs d’antan, sur une affection qu’elle a envers lui, quand lui ne sait même plus comment ressentir quoi que se soit. Pour l’heure, il est simplement englouti sous une colère qu’il ne peut expliquer. « Alors pourquoi tu fais ça, hein ? C’était juste un café, je ne demandais rien d’autre ! » C’est elle qui avait raison. Elle qui détenait la version raisonnée de cette histoire quand lui devenait fou. Fou à lier, se balançant entre de multiples ressentis. Il détourne le regard, incapable de la regarder, incapable de lui faire face. Il ne sait même pas comment lui expliquer que lui-même ne sait pourquoi il est si énervé, si agacé par la simple perspective qu’elle ait refait sa vie. Alors il s’agace, il s’énerve de nouveau, sans lui fournir la moindre explication, outre qu’une absence d’envie, qu’un changement d’humeur inexplicable. Il lui demande avec virulence de le lâcher. Elle s’exécute. Probablement étonnée qu’il lui parle de la sorte alors qu’il n’a jamais haussé le ton avec elle. Ni avec personne d’ailleurs. Il ne faisait pas parti de ces gens impulsifs et colériques. Pourtant aujourd’hui, à cet instant précis, il est si irrité qu’il pourrait se mettre à hurler sans le moindre mal. Elle capte son regard et il se laisse un instant capturer, immerger par ses prunelles tristes. Il retrouve son calme. Il le retrouve car il meurt d’envie de savoir. Avait-t-elle couché avec cet homme ? Celui qui, il en était persuadé, avait déjà vu plus d’elle que n’importe quel autre homme -outre Adem évidemment. Il la voit hésiter. Il la voit songer à la réponse qu’elle allait lui formuler, comme s’il s’agissait d’une question difficile. Elle ne l’était pas. « Tu veux savoir si j’ai couché avec ? » Il la voit immédiatement, cette colère qui s’immisce sur le visage de la jolie italienne, d’ordinaire si douce. Il la voit et il n’aime pas cela, sentant qu’elle ne répondrait finalement jamais à cette question laissée en suspens. Il l’imite alors, hochant la tête en guise de réponse. Oui, il voulait savoir. « Qu’est ce qui t’intéresse au juste, de savoir, que je n’ai pas chômé après mon départ ou que je me suis préservée pour toi au cas où tu reviendrais ? » Il serre les dents. Elle vient de lui jeter les mots exacts pour le rendre un peu plus fou, pour faire revenir toute sa colère au galop. Car, il s’était arrêté au début de son affirmation sous forme interrogative. Il s’apprête à lui répondre, entrouvrant la bouche, mais l’index levé de la jeune femme l’en empêche. « Adem, je ne répondrais pas à cette question… elle n’a aucune importance pour moi. » Il plisse les yeux, agacé. Terriblement agacé. Un instant, il tourne la tête, se mordant les lèvres avec nervosité. Il était énervé, inlassablement énervé. Son regard s’arrête finalement sur elle. Il l’observe quelques longues secondes sans rien dire avant de s’avancer vers elle. Il ne s’arrête pas. Il ne s’arrête plus. Jusqu’à ce qu’il soit si proche d’elle qu’elle puisse sentir la chaleur de son corps contre le sien, et qu’elle soit prise au piège entre lui et cette porte close dans son dos. « Et si cette réponse avait de l’importance pour moi tu y répondrais ? » Le souffle haletant, il la fusille d’un regard qui veut tout dire. Il voulait une réponse. Ici et maintenant. Il voulait une réponse et elle finirait par le lui fournir. « As-tu oui ou non couché avec ce mec Diana ? » Il connaissait déjà la réponse. Il le savait au plus profond de lui, il pouvait le lire dans son regard car si elle, elle parvenait autrefois à lire en lui comme dans un livre ouvert, lui connaissait la moindre de ses réactions, la moindre de ses manies et était capable de détecter le moindre de ses mensonges. Alors que son souffle se répercute sur son visage, sa main s’arrête sur son menton, l’obligeant à lever les yeux vers lui, à lui faire face. « Alors c’était bien ? Mieux qu’avec moi? » C’était ridicule, lui-même le savait, pourtant il ne pouvait s’en empêcher, il ne pouvait définitivement s’empêcher de laisser cette possessivité, cette jalousie le gagner et s’exprimer avec colère sur cette femme qui avait pourtant tant donné pour lui quand il n’avait fait que l’abandonner.
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You got me doin' all this stupid shit (Adem)

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