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[DIANA] Miss Nothing

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MessageSujet: [DIANA] Miss Nothing Ven 18 Mai - 18:16



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Eloïse &  Diana
Assise dans le bus, Eloïse regardait la ville défiler sous ses yeux. Ecouteurs dans les oreilles, elle ne s’intéressait pas à la personne assise à côté d'elle, à vrai dire le monde extérieur lui importait peu maintenant qu'elle s'était enfermée dans sa bulle, dans un monde qui n'appartenait qu'à elle. Parfois, elle s'imaginait tout envoyer valser, chanter à pleins poumons la musique qui jouait dans ses écouteurs, envoyer valser les lunettes de soleil noir qu'elle portait sur le nez. Elle n'en avait pas besoin, n'en aurait plus jamais besoin puisque sa rétine n'était plus capable de capter la lumière qui l'entourait, mais elle avait l'impression que ça la rendait plus "normal", plus comme tout le monde, avec ça sur le nez, personne ne pouvait se douter qu'en réalité, elle ne voyait rien, qu'en réalité elle cachait un mal plus profond qu'il n'y paraissait. Les mèdecins ne cessaient de lui répéter qu'elle devrait prendre un chien guide d'aveugle, ou utiliser en permanence le bâton, mais elle n'en avait pas envie, c'était encore faire un pas vers la régression, c'était se forcer à vivre une vie dont elle ne voulait pas. Alors, lorsqu'elle en avait l'occasion, elle rangeait le bâton au placard et utiliser ses autres sens pour s'orienter. Le chemin qu'elle faisait aujourd'hui, Eloïse le connaissait par coeur, le Ronals Reagan hospital était devenu sa deuxième maison. Elle connaissait chaque arrêt de bus, chaque recoin de ce quartier de la ville. En parlant d'arrêt, le sien approchait à grand pas, alors, elle se leva, s'excusant auprés de la personne à ses côtés afin qu'elle puisse passer. Se tenant à la tête du siège, elle enjamba l'inconnu avant finalement de sortir du bus qui venait de s'arrêter.

Respirant à pleins poumons, elle sortit le bâton télescopique de son sac à dos, s'orientant grâce à celui-ci en frottant le sol avec son bout. Certains passant bienveillants s'arrêtaient pour l'encourager, à ceux là elle avait envie de leur répondre de se mêler de leurs affaires, à ceux qui lâchaient des messes basses  à son passage elle avait envie de leur dire d'aller se faire foutre. Mais, comme d'habitude, elle ne disait rien, se contentant de suivre son chemin. La porte automatique de l'hôpital s'ouvrir à son passage et elle ne prit pas le temps de s'arrêter à l'accueil, entrant dans l’ascendeur afin de rejoindre la parti pédiatrie. Elle n'était plus une enfant, ainsi, elle aurait du changer de mèdecin, ou en tout cas consulter un généraliste, mais elle ne voulait personne d'autre que Diana. Elle la comprenait et par dessus tout savait utiliser les bons mots avec elle, et les bons mots, Eloïse en avait besoin en ce moment. S'asseyant dans la salle d'attendre, la petite blonde attendit patiemment qu'on l'appelle. En attendant, elle retira les écouteurs de ses oreilles, rangeant son téléphone dans sa poche. Elle aurait aimé lire les magazines qui jonchaient la table, mais ça ne lui était pas possible, alors à défaut de ça, l'adolescente avait télécharger des livres audios. Elle n'eut pas le temps d'en écouter un que son tour arriva, c'est ce qu'elle aimait avec le docteur Cavaletti, elle était toujours à l'heure et Eloïse ne perdait jamais son temps. Rangeant son bâton télescopique, elle se leva, serrant la main de la docteur qui se tenait dans l'encadrement de la porte.

-Bonjour docteur.

En présence d'autre patient, Eloïse n'appelait jamais la pédiatre par son prénom, dans son cabinet c'était autre chose. S'asseyant sur une chaise en face du bureau de la pédiatre, la petite blonde retira ses lunettes de soleil, les rangeant dans son sac à dos.

-Ca fait longtemps que je ne t'ai pas vu.
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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Ven 18 Mai - 21:22



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Eloise PRATT & Diana CAVALLETTI





Le retour en milieu urbain était loin d’être évident pour l’italienne qui s’était doucement habitué à la vie au campement. Elle était restée plus de six mois dans un village rural somalien où il fallait marcher des kilomètres pour espérer trouver de l’eau. Sa situation n’était pas à plaindre malgré qu’elle avait souffert de déshydratation à plusieurs reprises. Bien loin de son confort habituel, elle avait préféré quitté la cité des anges quelques temps voulant se sentir utile ailleurs. Pourtant ce qui devait durer une année ne dura que quelques mois, elle avait de plus en plus de mal à supporter ce qu’elle voyait. Et puis l’attaque qu’ils avaient subi un soir la poussa à rentrer plus tôt. Elle ne pouvait plus supporter de voir un autre enfant mourir à cause du manque de moyen à leur disposition. Elle les avait tous pleurer, un à un, malgré qu’elle n’était pas fautive de ce qui se passait là bas. La famine et la sécheresse, elle avait pourtant été préparé à ce qu’elle verrait. À côté de ça, le Ronals Reagan hospital était un paradis sur terre. Elle s’était jurée de ne plus râler sur les infirmières à son retour qui faisait un travail pourtant formidable. Elle était revenue de ce voyage amaigrit et à la fois riche d’expériences malgré qu’elle déconseillait pour le moment à son entourage d’y aller. Pour être médecin, il fallait la plupart du temps se montrer fort. Elle n’avait versé aucune larme devant les mères endeuillées, pourtant son cœur se déchirait à chaque fois qu’elle manquait à sa mission. Pire encore, elle avait pensé pouvoir oublier Adem en se livrant à cette expérience qui n’avait rien d’humain. Naïvement elle avait pensé qu’en se tuant au travail, elle finirait par ne plus penser à lui. Foutaise ! Elle s’était raccroché corps et âme aux souvenirs qu’elle avait de lui. Il était ce qui lui avait permis de tenir au cours derniers mois. À chaque fois qu’elle pensait abandonner, son fantôme venait la hanter. Elle gardait l’illusion en tête d’un Adem sain d’esprit qui ne jurait ni de haine, ni de vengeance.

Elle avait passé la nuit à l’hôpital, trouvant un petit coin en salle de repos. Là au moins, personne ne lui demanderait de compte parce qu’il n’était pas anodin que des médecins s’y rende pour tenter de fermer l’œil quelques heures. Elle s’était surprise à ronfler, morte de fatigue cela ne faisait que quelques semaines qu’elle était de retour à Los Angeles. Elle était crevée, n’avait pas de maison et était complétement perdue dans ce qu’elle comptait faire. Heureusement son travail et ses patients l’aidaient à passer ce mauvais cap. Ce qui était bien lorsqu’elle dormait à l’hopital c’est qu’il ne lui fallait pas longtemps pour se préparer. Elle enfila sa blouse et partit à la rencontre de sa première patiente.  « Éloise ! » dit-elle en reconnaissant sa petite protégée puis s’avança vers elle pour lui tendre la main. Elle savait combien la jeune femme était indépendante et ne supportait qu’on l’aide. Seulement, Diana savait s’y prendre avec elle. « Sympa les lunettes, c’est des nouvelles ? » demanda t-elle tout en se dirigeant vers une salle vide. Elle laissa la jeune femme prendre place tout en la surveillant du coin de l’œil. Elle savait à peu prêt tout ce qu’il fallait savoir de la jolie blonde, elle était loin d’avoir un passif facile « C’est normal, j’étais partie quelques temps en Somalie, aider d’autres enfants… » lui avoua t-elle. Son comportement était plutôt familier avec la jolie blonde, elle l’avait pris en charge à son arrivé à Los Angeles. « En tout cas, tu m’as manqué ma belle. Je suis contente de te revoir ! » continua t-elle en sortant le dossier de la jeune femme de sa pochette, tandis qu’elle enfila sa petite paire de lunette pour y voir plus clair à son dossier, lisant à haute voix le document comme pour mieux s’imprégner. « Ma foi, tout à l’air bien. Tu venais pour une raison particulière ? » ne tarda t-elle pas à demander.


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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Sam 19 Mai - 12:19



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Eloïse &  Diana
Assise dans le bus, Eloïse gardait dans sa tête, les souvenirs du campement, les femmes de sa tribu qui s'étaient occupées d'elle comme si elle était leur propre fille. Parfois, elle se demandait où était sa mère, probablement à parcourir le monde dans la caravane de son amant, pensait-elle parfois à la petite fille qu'elle avait laissé derrière elle ? A l'homme épleuré qu'elle avait abandonné ? La petite blonde croyait en la bonté de chacun et au fond elle espérait qu'elle le regrettait un peu, qu'elle reviendrait un jour vers eux pour s'excuser ou bien encore pour reprendre contact avec sa seule et unique fille. Seule et unique ? Le coeur d'Eloïse se serra en pensant que peut être, dans la vie de bohème que vivait sa génitrice, elle avait eu probablement le temps de faire d'autres enfants, de fonder la famille dont elle avait toujours eu envie avec un homme autre que son père. Une paria, parfois c'est ce qu'elle avait l'impression d'être. Elle ne pouvait pas le voir, mais elle entendait les remarques des filles de sa classe, pas toujours bien habillée, pas toujours bien coiffée, si en plus elles savaient qu'elle habitait dans une caravane, nulle doute qu'elle deviendrait la risée de ces filles pour qui les apparences étaient primordiales. Elle n'avait pas peur, savait se défendre seule, mais au fond elle était blessée de leur comportement, comme toute adolescente de son âge, c'était une période où elle se cherchait, tâtonnait à la découverte de son identité, de qui elle était réellement, centrée peut être un peu trop sur elle-même et sur ce qu'on pouvait penser d'elle.

Eloïse n'eu pas attendre longtemps, Diana était toujours à l'heure et c'est une qualité qu'elle appréciait chez la pédiatre. Diana ne la prenait pas en pitié, ne se montrait pas trop compatissante avec elle et, intérieurement, elle l'en remerciait, supportant difficilement qu'on la traite comme si elle était différente, même si c'était le cas. Se levant, elle ne tarda pas à entrer dans le bureau de la doctoresse, souriant à l'évocation de ses lunettes. A défaut de ne pas pouvoir voir, Eloïse collectionnait les paires de lunettes de soleil. Souriant, la jeune femme répondit alors:

-Effectivement ! Et si tu verrais les deux autres paires que j'ai acheté, elles sont cool aussi.

Eloïse se nota mentalement de les amener la prochaine fois qu'elle verrait Diana. La petite blonde aimait entendre les histoires de Diana et les voyages qu'elle faisait, ça lui permettait de voyager elle aussi à travers les récits de la jeune femme en face d'elle.

-J'imagine que ça n'a pas du être facile, c'est courageux d'avoir été aider tout ces pauvres gens.

Eloïse tendit son pouce vers elle, en signe de victoire, renchérissant alors:

-Tu m'as manqué aussi ! Même si je ne peux pas dire que je suis ravie de te revoir parce qu'en l’occurrence ... Ce serait un mauvais jeu de mot venant de moi tu ne crois pas ?

La petite blonde savait à peu prés à quoi ressemblait Diana, la première fois qu'elle l'avait rencontré, elle avait posé ses mains sur son visage, ce qui lui avait permit de deviner des traits fins et délicats, elle avait laissé ses doigts glissaient dans les cheveux de la doctoresse, elle avait de long cheveux et, suite à cette première analyse, elle lui avait posé les questions de coutumes: la couleur des yeux, des cheveux, la taille. Eloïse avait eu besoin du plus d'élément possible pour se la visualiser dans son esprit et elle renouvelait le même processus avec toutes les personnes qu'elle rencontrait. Se calant contre le dossier de sa chaise, Eloïse lâcha alors:

-Tu sais je n'ai pas trop le morale en ce moment.
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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Mar 22 Mai - 15:25



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Eloïse était surement sa plus ancienne patiente. Elle avait commencé à s’occuper d’elle lorsqu’elle était arrivé à Los Angeles. Bien qu’aujourd’hui elle avait passé l’âge de voir la pédiatre, Diana avait veillé personnellement à garder le dossier de la jeune femme. Elle s’était attachée malgré elle à sa petite tête blonde et parfois elle se surprenait à s’inquiéter pour sa patiente bien plus que les autres. Non pas qu’elle n’en avait rien à faire de ses patients, bien au contraire, Diana veillait à ce que chacun y trouve son compte. Elle était du genre attentionné et très à l’écoute. Elle savait qu’il valait mieux ne pas tisser de liens personnels avec ces enfants mais elle n’y arrivait pas. Elle avait toujours du mal à s’en séparer lorsqu’ils étaient en âge de ne plus la voir. Certains la marquaient plus que d’autre, et Eloïse faisait parti de ces rares privilégiés qui hantaient la jolie brune hors ses heures de travail. Elle avait souvent pensé à elle lorsqu’elle était en Afrique. Elle avait même appelé une fois son père pour savoir si tout se passait pour le mieux. Eloïse était courageuse, elle avait dû réapprendre à vivre sans sa vue ce qui était plus difficile que de naitre aveugle. Elle devait user de son imagination et de ses souvenirs pour reconstituer les profils de ses interlocuteurs. La première fois qu’elles s’étaient rencontrés, Diana s’était prêté au jeu de la jeune femme. Laissant ses petites mains à l’époque venir caresser son visage. Une époque où la pédiatre respirait encore la joie et la bonne humeur. Au moins avec Eloïse elle n’était pas obligée de faire semblant de sourire puisqu’elle ne l’a voyait pas. Pourtant elle le faisait de bonté de cœur, heureuse de la revoir.

« Sérieux, tu me donneras le nom de ton magasin, j’ai pété les miennes en m’asseyant dessus ! » dit-elle. Diana n’avait pas beaucoup d’affaires, elle était loin de suivre la mode ou d’attendre une entrée de salaire pour se ruiner en shopping. Elle ferma aussitôt son dossier se rendant bien vite compte que Eloïse n’était pas venu pour des problèmes de santé. « C’était… pas facile tout les jours. » soupira t-elle, repensant à son petit séjour en Somalie : « je pensais pouvoir aider, mais… » elle ne termina pas sa phrase. Ses souvenirs étaient encore trop présent pour en parler facilement et puis elle ne voulait pas l’embêter avec tout ça. À côté d’elle, ses problèmes étaient minimes. Elle ne pu s’empêcher de sourire à la mauvaise blague d’Eloïse. Il était hors de question de la prendre en pitié pour son handicap et quoi de mieux que l’humour aussi mauvais soit-il. « De m’entendre alors… J’ose espéré que mon timbre de voix n’a pas trop changé ces derniers temps. » elle se permit même d’en rajouter une petite couche tandis que la blondinette lui avoua ne pas être en forme ces derniers temps. Aussitôt la mine du médecin changea, tandis qu’elle s’approcha d’elle pour mieux la regarder : « Qu’est ce qui se passe ma petite puce ? »


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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Jeu 24 Mai - 20:01



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Eloïse &  Diana
Arrivée à Los Angeles, Eloïse était déjà grande, en plein dans l'âge de la puberté, treize ans et elle connaissait les joies de l'acné, toutefois, son père avait tenu qu'elle continue à voir un pédiatre, en particulier une femme, quelqu'un de confiance pour suivre le dossier quelque peu particulier de sa fille. Diana Cavalletti avait rapidement répondu à ce rôle là, ou en tout cas l'avait trés vite adopté au plus grand soulagement du père Pratt et de la petite blonde. Eloïse trouvait en elle une oreille attentive et elle était en plein dans l'âge des "soucis", peut être un peu pour une adolescente si frêle, mais elle continuait d'avancer, parce qu'elle n'était pas du genre à se plaindre et parce qu'Eloïse faisait partit de ces personnes qui croyaient en la beauté de la vie peu importe les épreuves qui se dressaient sur sa route et, avec la pédiatre à ses côtés, elle savait que tôt ou tard, elle prendrait le dessus sur ce foutu handicap. Parfois, elle ne pouvait s'empêcher de se demander si son accident n'avait pas provoqué le départ de sa mère, si sa vue avait été intacte, est-ce qu'elle serait restée auprés d'eux ? C'était une question qui resterait à jamais sans réponse. Diana ne faisait pas semblant de rentrer dans son jeu, elle s'intéressait réellement à elle et sa fameuse collection de lunette, aussi Eloïse ne tarda pas à répondre enthousiaste:

-Ca marche ! On pourra y'aller ensemble si tu veux.

Eloïse était une adolescente qui aimait prendre soin d'elle, bien sûre son père et elle ne roulait pas sur l'or, mais jusque là, elle mettait son maigre salaire dans des choses qui lui faisait plaisir. Toutefois, ces dernières semaines, l'état de son père s'étant dégradé, elle avait décidé de l'aider à financer son traitement, mais pour ça, il lui fallait du temps.

-C'est difficile d'aider tout le monde, les supers héros n'existent pas Diana.

C'était une vérité vraie, sans une once de méchanceté, la petite blonde avait tendance à dire ce qui lui passait par la tête, sans vraiment réfléchir parfois. Souriant doucement, Eloïse tendit son pouce, affirmant alors:

-Non non ne t'en fais pas, ton timbre est toujours aussi doux !

L'adolescente sentit la pédiatre s'approchait d'elle, Eloïse sentait qu'elle était plus nerveuse, plus inquiète aussi sûrement, et d'une petite voix, elle répondit alors:

-L'état de papa empire tu sais.
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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Mar 5 Juin - 13:38



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Diana se rappelait exactement du jour où elle avait pris la petite Éloise sous son aile. Elle avait d’abord reçu Monsieur Pratt et sans réellement savoir pourquoi elle avait adhéré au personnage. Cet homme l’avait touché, peut être lui avait-il rappelé son propre père. Elle avait choisi ce métier pour aider ce genre de personne. Lui et sa fille ne se plaignaient jamais, ils prenaient la vie comme elle venait malgré leur lot de problèmes. Dés le départ, il avait été tout à fait franc avec elle. Il avait cherché quelqu’un qui puisse accompagner la petite blonde dans toutes les étapes de sa vie. Elle savait combien la présence d’une maman était importante dans la vie d’une jeune femme et malheureusement la sienne l’avait abandonné à la première difficulté. Si Diana était au courant d’une grande partie de la vie d’Éloise, elle avait la décence d’esprit de ne jamais mettre sur la table les sujets douloureux. Elle tentait du mieux qu’elle pouvait de soulager la jeune adulte dans un monde où l’handicap n’était pas toujours bien reçu. La pédiatre pouvait passer des heures à discuter avec sa patiente lorsqu’elle n’avait pas beaucoup de consultation. D’ailleurs, elle préférait lui réserver un créneau plus long parce qu’elle savait que leurs rencontres duraient toujours un peu plus que prévu. Elle avait souri lorsqu’Eloïse lui proposa de l’emmener dans son magasin de lunette. En temps normal, il était inapproprié d’avoir ce genre de relation avec ses patients et d’ailleurs il leur était même déconseiller de tisser des liens d’affinités dans le milieu. Seulement avec le temps Eloise était devenue un membre à part entière de sa famille. « J’adorerai ! On essayera de se caser un petit créneau au cours de la semaine. » leur emploi du temps respectif en faisait deux femmes très occupées et Diana ne voulait pas abuser de la gentillesse de l’athlète. Elle se surprit même à se confier sur son voyage en Somalie. Elle n’en parlait que très peu depuis son retour, la sensation amère d’avoir faillit à une mission. Son départ plus que précipité avait pour but de se donner une nouvelle raison de vivre, elle pensait mener à bien son combat. La pédiatre avait toujours beaucoup de mal à accepter la perte de patients. La mort était quelque chose qui la terrifiait et là bas elle était souvent confrontée à cette dernière. Elle avait vu les dégâts de la guerre et de la famine sans pouvoir y faire grand chose. Le manque de moyens et de soins étaient quelque chose de récurrents et elle avait souffert de cette situation. Extradée jusqu’aux Etats-Unis, elle s’était sentie nulle et impuissante face à ce qu’elle avait pu voir. « Je sais ! » dit-elle tristement lorsqu’Éloise tenta de la consoler. Elle avait entendu cette phrase une bonne centaine de fois depuis son retour, seulement elle ne pouvait s’empêcher de culpabiliser. Un petit blanc s’installa, tandis qu’elles débordèrent finalement sur un autre sujet. « Tu trouves, je m’exaspère quand j’entends ma voix dans un dictaphone ou en vidéo ! » plaisanta t-elle, pour détendre l’atmosphère. Pourtant, elle remarqua que sa petite protégée n’était pas venue là pour parler du beau temps. Elle avait l’air triste depuis le début de la consultation. Elle finit par en venir au vif du sujet, son papa. Diana lui attrapa la main qu’elle caressa gentiment. Elle ne pouvait lui faire de fausses promesses et savait pertinemment que sa maladie n’allait pas s’arranger. « J’ai parlé à son médecin… Il est entre de bonnes mains. » dit-elle marquant de nouveau un petit temps d’arrêt. Elle ne voulait pas inquiéter Eloïse et savait combien elle était clairvoyante lorsqu’il s’agissait de détecter les émotions des autres. « Il a besoin de toi, tu ne dois pas le lâcher malgré que ça ne soit pas facile comme situation. »



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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Ven 22 Juin - 15:19



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Eloïse &  Diana
Eloïse avait grandit sa mère et c'était un manque constant pour elle, il manquait une présence féminine dans sa vie et aujourd'hui, à ses yeux, c'est Diana qui prenait ce rôle là, en tout cas , elle prenait soin d'elle avec toute la douceur maternelle dont elle était capable et l'adolescente se laissait faire, parce qu'elle en avait besoin, c'était devenu quelque chose de vitale, de viscérale. La blondinette évoluait dans un monde peu tolérant, qui parfois la rejetait, mais elle continuait à insister, à tenter de se faire un place parmi cette foule de personne qui pour la plupart, passait sans la regarder. Peut être paraissait-elle inintéressante, ou bien impotente, mais elle savait qu'un jour elle accomplirait de grande chose, elle tentait de croire en elle parce qu'elle savait que personne ne le ferait à sa place, pas même son père qui perdait peu à peu ses esprits. Eloïse hocha doucement la tête, de toute façon entre les études, les entraînements et les championnats paralympiques qui arrivaient à grand pas, elle n'allait pas avoir une minute à elle, alors, l'adolescente profitait de ce moment de répit car ça ne durerait pas.

-Super ! On se trouvera un moment oui.

L'adolescente écoutait la pédiatre avec admiration, le domaine de la santé n'était pas simple, il fallait prendre sur soi au quotidien, voir passer des personnes plus ou moins mal en point et surtout accepter de ne pas pouvoir sauver tout le monde et c'est certainement ça qui était le plus compliqué. Eloïse ne savait quoi répondre devant la tristesse de la doctoresse, alors, elle exprima ce qu'elle pensait simplement même si il était évident que c'était plus facile à dire qu'à encaisser. Elle ne pouvait pas se mettre à sa place, alors, elle posa sa main sur la sienne dans un geste qui se voulait réconfortant, touchée que Diana se confie à elle. La blondinette ne pu s'empêcher de rire, avant de répondre quelque peu taquine:

-C'est fou quand même, on entend notre voix d'une certaine façon et lorsqu'elle ai retranscrite par un appareil ça ne donne pas la même tonalité, c'est lié à quoi tu crois ?

Eloïse reprit finalement son sérieux, parlant alors de l'état de son père parce que c'était ce qui la préoccupait le plus. Elle le savait tout ça, qu'il était bien suivit, et elle serait toujours à ses côtés quoiqu'il puisse arriver, mais ça devenait difficile à encaisser, et, elle murmura alors:

-On ne vit plus ensemble ... Il m'a laissé enfermé dehors, ne me reconnaissant pas. Alors, il a prit la décision que je devais vivre ailleurs.

Chez Quincy en l'occurrence mais ça c'était une autre histoire.
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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Mer 4 Juil - 16:13



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Diana avait dû être responsabilisé très jeune. Son père était mort alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Elle avait du grandir vite pour aider sa mère à gérer ses deux petites sœurs. Elle n’avait jamais eu d’enfants, par manque de temps et de chance parce qu’à une époque elle était persuadée que le père n’était autre qu’Adem. Elle avait vu ses rêves se briser du jour au lendemain sans réellement pouvoir y faire quoique ce soit. Sa vie n’était depuis quelques temps qu’un ramassis d’échec et de désillusion et malgré que la jolie docteur tentait de garder le sourire, ce n’était qu’une façade. Pourtant voir Éloise lui faisait énormément plaisir, d’autant plus qu’elle suivait la jeune femme depuis quelques temps déjà. Sans réellement comprendre pourquoi, elle s’était retrouvée à la materner, ce qui d’ordinaire était à proscrire dans son métier. Il était même conseillé de n’établir aucun lien avec ses patients de peur de les voir partir trop tôt. Malheureusement, la jeune femme avait beaucoup de mal à respecter cette régle et il lui était arrivé par le passé d’assister à la mort de certains enfants qu’elle avait chéri comme sa propre chair.

« Ça marche ! »

confirma t-elle, après avoir s’être rendu compte qu’hocher la tête ne servait à rien. Il lui arrivait d’oublier que sa patiente ne voyait pas grand chose, peut être parce qu’au final elle voyait mieux sans ses yeux. Ne disait-on pas qu’un aveugle développait mieux ses autres sens. La perspicacité de la jeune adolescente laissait souvent la brune sans voix. Elle avait même parfois l’impression qu’elle pouvait lire dans ses pensées. Alors qu’elle n’était pas réellement d’humeur ce matin là, Diana s’était retrouvé à rire aux éclats.

« Aucune idée, j’ai fait mon stage d’ORL en quatrième année et je n’en garde aucun souvenir ! »

avoua t-elle légèrement honteuse. Elle avait un temps hésité entre plusieurs spécialités mais tout ce qui touchait au son n’avait pas réellement attiré son attention. Elle n’en gardait quelques bref notion mais elle préférait ne pas s’aventurer dans des explications houleuses qui finirait par la perdre aussi. Au fil des conversations, les deux jeunes femmes s’étaient retrouvées à parler du père d’Éloise et bien que Diana soit au courant de son état elle n’était pas réellement prête à ce que venait de lui avouer la petite blonde. Elle resta un instant muette, le temps de digérer l’information. Cette pauvre petite endurait beaucoup de chose, elle espérait un happy ending pour elle mais des lors elle essayait de lui apporter tout son soutien. Elle lui attrapa la main, un geste spontanée et familier qu’elle aurait pu avoir avec sa propre sœur ou sa fille…

« Tu sais que si tu as besoin de quoique ce soit, tu peux venir me voir aussi. Tu es une jeune femme courageuse et forte, j’espère que ça s’arrangera pour toi ma puce. »

Si les choses n’étaient pas toujours évidentes pour Diana, lorsqu’elle voyait Eloise tout lui paraissait simple. Cette petite avait une force de caractère hors norme et malgré qu’elle ne lui disait pas souvent elle était quelque part un modèle à suivre. Elle resta un instant silencieuse, se contentant de serrer sa main contre la sienne avant finalement de l’emmener tout entière vers elle, lui faisant une accolade pour la réconforter.  


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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Dim 2 Sep - 19:09



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Eloïse &  Diana
Eloïse masquait les apparences, tentant de rester forte et souriante malgré tout ce qui pouvait chambouler sa vie ces derniers temps. Pourtant, elle savait que tôt ou tard le masque allait tomber et qu'elle risquait de craquer à tout moment, il suffisait de si peu pour qu'elle perde pied et, elle était terrifiée que ça puisse arriver. Les rendez-vous avec Diane était un doux réconfort pour elle et un sourire étira ses lèvres lorsque la pédiatre lui confirma qu'elles prendraient du temps pour se voir en dehors du cabinet. Ce n'était pas plus mal aprés tout, au moins, elle aurait l'impression de passer réellement du temps entre fille, d'avoir une amie qui la comprenait en dehors de ces quatre murs blanc. Eloïse était pleine d'interrogation sur le monde qui l'entourait, elle se demandait parfois à quoi pouvait bien ressembler les personnes à qui elle parlait, elle s'en faisait des images dans sa tête, mais ce n'était pas pareil, les seules choses qu'elle voyait clairement c'était les chapiteaux du cirque, le visage de son père il y a quinze ans, les yeux de sa mère partit sur la route. Les dernières images que ses yeux avaient capté avant de plonger dans l'obscurité. Elle haussa doucement les épaules, souriant avant de finalement répondre:

-Les mystères de la technologie je suppose.  

Eloïse avait visiblement besoin de vider son sac ou en tout cas d'expliquer sa situation à la pédiatre. C'était difficile à expliquer, à encaisser aussi, la blondinette avait toujours l'impression d'être plongée dans un triste cauchemar, mais ce n'était pas le cas. La jeune femme pouvait sentir le malaise qui planait, personne ne pouvait s'attendre à ce genre de révélation, encore plus Diana qui suivait leurs épopées depuis qu'ils étaient jeunes. Elle se montrait être une oreille attentive, et surtout une aide réconfortante, une épaule sur laquelle s'appuyait. Alors, hochant doucement la tête, elle tendit les bras pour que celle-ci la serre contre elle. Un câlin, elle qui n'était pas spécialement tactile, elle en avait besoin.

-Ça va aller, ça va toujours.

La jeune femme soupira de soulagement lorsque Diana la serra contre elle, ça lui faisait du bien, elle aurait dû pleurer, ça lui aurait fait du bien, mais elle n'y arrivait pas, c'était trop difficile de se laisser aller au chagrin. L'heure approchait et elle ne pouvait pas monopoliser davantage la pédiatre qui devait avoir bon nombre de rendez-vous.

-Je vais te laisser, tu dois avoir d'autres patients.

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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing Lun 15 Oct - 20:49



SOMETIMES TRYING IS JUST NOT ENOUGH
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Diana avait toujours rêvé de devenir mère un jour. Elle avait jadis pour projet de fonder une famille avec celui qu’elle pensait être l’homme de sa vie. Un besoin biologique qui s’intensifiait avec l’âge mais qu’elle préférait enfouir au plus profond d’elle-même. Dés lors, elle avait tendance à materner certains de ses patients ce qui d’ordinaire était contraire aux valeurs d’un bon médecin. La jolie italienne n’avait jamais été douée pour faire la part des choses et encore moins lorsqu’il s’agissait de sentiments. La première fois qu’elle avait rencontré Eloise et son père, elle avait laissé de côté son professionnel. L’histoire de la jolie blonde l’avait énormément touché et à l’époque, elle se souvient en avoir parlé des jours à son fiancé. Elle ne comprenait pas pourquoi le monde était injuste et elle était bien souvent naïve de penser qu’elle pouvait apporter sa contribution pour le rendre meilleur. Diana était une grande rêveuse et à l’écouter, il était possible d’arrêter toute la misère du monde et tout les malheurs qui pouvaient s’y passer à coup de bonnes volonté. C’est pour dire, combien son optimisme pouvait déborder parfois sur la réalité. D’ailleurs, c’était peut-être cette même réalité qu’elle préférait fuir. Elle ne la supportait pas, elle lui montrait toutes les mauvaises choses qu’elle n’aimait pas. Elle lui rappelait que désormais elle était seule et que si elle voulait encore des enfants, il lui fallait peut être renoncer une bonne fois pour toute à Adem.

Officiellement elle était pédiatre mais il lui arrivait bien souvent de faire entorse à son métier et d’endosser d’autres casquettes. Dés lors, elle avait passé la dernière heure avec Éloise. Elle avait essayé du mieux qu’elle pouvait de lui remonter le moral. Aussi égoiste que la situation pouvait l’être, la jeune femme était une véritable source d’inspiration. Bien souvent et sans le savoir, elle lui rappelait pourquoi elle avait choisi ce métier et combien elle aimait travailler au contact de jeunes qui se battaient pour s’en sortir. La force de caractère de la petite blonde n’était plus à faire et elle lui rappelait bien souvent qu’elle était chanceuse d’avoir encore ses yeux. Elle vint la serrer très fort contre elle. Ce genre de câlin, elle en recevait une bonne dizaine par jour mais c’était sa meilleure récompense après le sourire de ses patients. « Tu reviens quand tu veux. » lui dit-elle, la vague impression de devoir l’abandonner. Malheureusement, elle n’avait pas le choix. L’heure tournait et on ne plaisantait pas avec la santé de ses patients. Elle racompagna Éloise jusqu’à la porte, veillant à ce qu’elle regagne la sortie du coin de l’œil puis appela son prochain patient….



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MessageSujet: Re: [DIANA] Miss Nothing

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