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Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain.

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MessageSujet: Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain. Jeu 10 Mai - 20:25

We don't  even ask happinesse just a little less pain

( Milano's Manoir — with adem hanley )

“People are afraid of themselves, of their own reality; their feelings most of all. People talk about how great love is, but that’s bullshit. Love hurts. Feelings are disturbing. People are taught that pain is evil and dangerous. How can they deal with love if they’re afraid to feel? Pain is meant to wake us up. People try to hide their pain. But they’re wrong. Pain is something to carry, like a radio. You feel your strength in the experience of pain. It’s all in how you carry it. That’s what matters. Pain is a feeling. Your feelings are a part of you. Your own reality. If you feel ashamed of them, and hide them, you’re letting society destroy your reality. You should stand up for your right to feel your pain.” ❊

CODAGE BY PSYCHOTIC BITCH

Son regard noisette la dévorait depuis plusieurs minutes déjà, tentant de saisir cette femme qui était la sienne depuis des années. Il la haïssait, certainement pour tout ce qu’elle représentait. Elle était ce bijou qu’il ne pourrait jamais posséder, car Andrew savait. L’amour de cette femme s’était éteint le jour de ce qu’avait été leur mariage. Cela ne lui avait pas échappé. Impossible. Quel idiot pouvait avoir la naïveté de croire qu’une femme capable de s’interposer entre les balles pour un autre serait capable de l’aimer lui ? Certainement pas lui. Et s’il était resté de marbre tant d’années face à ces pupilles azurées et ce coeur qu’il ne pouvait posséder cela en était trop. Cette oreille qu’il avait perdu pour d’injustes raisons, à ses yeux, était la goutte de trop. Esmee Milano le toisait d’un oeil méfiant, tandis qu’entre ses mains elle tenait un roman qu’elle lisait depuis l’aube. Il en avait été toujours ainsi. Lire était pour elle le seul et unique moyen d’oublier cette douleur. Une douleur qui était à l’image d’une vague puissante. Elle s’exprimait tantôt de manière si violente qu’elle peinait à tenir sur ses jambes. Parfois. Et seulement dans de rares instants de répits. La douleur était moins vive. Moins lacérante. Alors il lui arrivait de sourire. De respirer l’air ambiante sans avoir la sensation de se dissoudre en d’infimes particules. Depuis la mort de John Milano, son tendre petit ange, cette mère endeuillée n’était devenue qu’une ombre. Elle traînait sa frêle carcasse dans le manoir familial lorsqu’elle ne déambulait pas dans l’hôpital à la recherche d’une opération lui permettant d’oublier l’espace d’un instant sa souffrance. La mort de cet enfant n’avait pas seulement sidéré l’ensemble des Milano. Non. Elle avait mise à genou la plus brillante d’entre eux. Esmee, cette douce hirondelle qui n’avait eu de cesse d’offrir des milliers de sourires dans les pires situations. Longtemps, elle avait été capable de tenir debout. Longtemps elle avait eu une force qu’elle -  même ne soupçonnait pas. Elle avait réussi à laisser partir celui qu’elle avait aimé pour en épouser un autre. Elle avait été capable de subir les nuits sombres où il se saisissait de son corps avec une force étouffante. Elle l’avait fait pour le bien des siens. Se plaçant en martyr. Néanmoins, elle l’avait fait pour préserver ce qu’il restait de sa relation avec le cadet des McMullen. Car, si minimes étaient les instants qu’ils partageaient en secret ils n’en restaient pas moins tous plus merveilleux les uns des autres. Et quand elle avait perdu John. C’était son âme qui s’était perdue dans les abysses qu’était son univers. Au fil des semaines, elle avait réussi à trouver un certain équilibre. Elle fonctionnait par automatisme. Sans plus se saisir de la beauté des choses car tout lui semblait sombre. Elle avait appris à vivre par procuration auprès de ses proches. Portant le masque d’une jeune femme brillante qui ne souffrait plus. Quand en réalité, sa souffrance était devenue son anesthésiant. Une souffrance qui n’échappait plus à Catriona ou Aileen. Mais, qu’importe. La belle Milano continuait de s’engouffrer dans les abysses. Dans lesquels le seul et unique être capable de faire revivre son coeur meurtris lui était interdit. Andrew quant à lui, était à l’image des pires démons de la jeune femme. Il savait se saisir de ses failles. Il savait porter les mots de manière assez acides pour qu’elle souffre encore plus. Et chaque regard qu’il posait sur ce corps frêle qu’était le sien la brûlait d’une douleur lacérante. Aujourd’hui, jour de son retour, cela ne lui échappait pas. Cette manière dont la petite blonde caressait ce pendentif lorsqu’elle croisait ses prunelles. Elle l’agitait souvent nerveusement lorsqu’il lui adressait la parole. Une manière particulière qu’elle avait de lutter contre le démon qui la tenait prisonnière depuis plus de dix ans. Si le calme du manoir pouvait apparaître aux yeux du monde aussi paisible qu’une nuit d’été. Il n’en était rien. Car depuis que Caïn Milano était hospitalisé, Andrew avait pris certaines libertés. Notamment celles d’enfermer la princesse dans le creux de la paume de sa main. Et si elle avait eu droit à quelques semaines de repos. Si elle avait réussi à redécouvrir Tommy dans cet îlot paradisiaque qu’avait été cette nuit à ses côtés. La seule présence d’Andrew à ses côtés avait réussi à réduire en cendre tout cela. Elle avait mis en place des stratégies. L’une d’elle consistait à fuir à l’hôpital. Tout prétexte pour fuir son mari était bon à prendre. De nouveau, Esmee Milano se ruait sur le travail. D’un geste épuisé, elle referma son livre. Prête à partir d’ici pour la millième fois. Ce qui n’était, visiblement, pas du goût de son époux actuel puisque ce dernier s’était levé vivement. Le démon s’était placé devant elle. La surplombant de toute sa stature. Esmee remarquait qu’il portait encore un pansement sur son oreille disparue. « Laisses moi passer Andrew, je n’ai pas le temps pour ça. » Sa voix tremblait. Parce que depuis plusieurs jours cet homme se montrait bien plus revanchard qu’à son habitude. Si bien, qu’elle craignait son contact. L’époux déposa ses doigts autour du pendentif qu’elle portait depuis ses seize ans. Celui que Tommy lui avait offert le jour de son anniversaire, un sourire niais au bord de ses lèvres. Un diamant aussi pure que l’âme de la cadette des Milano. « Tu me prends pour un idiot. » Ce n’était visiblement pas une question. Il l’attira jusqu’à lui, tirant sur ce pendentif car il savait. Oui. Il savait qu’elle était prête à se ruer sous les roues d’une voiture si jamais ce stupide bijou s’y trouvait. « Lâches le. » Murmurait-elle tandis qu’elle déposa ses doigts autour de la main de son mari. Jamais Andrew ne lui était apparu comme étant un être si immense. « Ton cousin n’est pas là. Ta cousine non plus. La rouquine non plus. Il te reste quoi ? Ton Tommy ? Ah…mais attends…il doit être en train de s’occuper des catins qu’il gère chaque soir. T’es toute seule Esmee. Coincée avec moi… » C’était douloureux. Cette arrogance avec laquelle il parlait de Tommy. C’était douloureux. Cette vérité qu’elle n’était pas prête à entendre. Elle n’était plus rien. Même plus une mère. Et Andrew le savait. Il savait parfaitement s’infiltrer dans ses failles. Il était cette plaie infectée qu’elle n’arrivait plus à contrôler. « Arrêtes…tu te ridiculises. » Soufflait-elle en tentant de se dégager. Elle s’était attendue à toutes les réactions possibles. Absolument toutes. Mais, pas celle de son mari qui entourait ses doigts autour de sa gorge. La toisant de ses prunelles sombres d’une haine sans égal. Ce qui était étrange à cet instant. C’était ce désir de ne pas lutter. De se laisser mourir entre les doigts de cet homme. Parce qu’au fond n’était-ce pas tout ce dont elle méritait ? Elle qui n’avait pas été capable de faire vivre assez longtemps son fils. Elle qui n’avait pas été capable d’être là lorsque son cousin perdait petit à petit ses capacités cardiaques. Elle qui faisait souffrir Tommy plus qu’elle ne le rendait heureux. Elle qui n’était même pas la fierté de son père. Elle sentait son corps faillir. Sa respiration se faire plus vive. Biologiquement son corps la suppliait de lutter. Mentalement. Elle n’avait qu’un souhait. Celui de disparaître. Lorsque ses paupières furent sur le point de faillir. Elle vit cette ombre. Celle d’un ami qui arrive au mauvais moment au mauvais endroit. Son époux la relâcha de surprise. Toisant l’importun. « Adem… » Murmurait-elle. Tandis que ses doigts entouraient ce cou rougeâtre qu’était devenu le sien. Et parce qu’elle sentait le débordement arriver. Elle s’était vivement interposée entre les deux hommes. « Chéri…tu devrais aller prendre l’air. » Il la toisa d’une violence telle que son corps entier tremblait. Ses doigts s’agrippèrent au pendentif qu’il arracha. « Pas sans ça. », d’un mouvement d’épaule il s’était frayé un passage. Fuyant un adversaire qui serait plus fort que lui. Esmee s’était laissée choir sur son lit conjugale. Tentant de reprendre une respiration normale. Entourant de ses doigts frêles l’endroit où s’était trouvé ce pendentif. Ses pupilles croisèrent celles de son ami Adem. Un homme qui était là pour elle. Celui qui avait réussi à se frayer un passage dans le coeur de la blonde. Si facilement que cela en étant déconcertant pour elle. Elle qui n’avait pas l’habitude qu’on la considère autrement qu’une Milano. Adem avait fait ce que Tommy avait fait jadis. Il avait vu en elle l’être humain avant l’héritière. « Je vais bien, je crois. » Soufflait - elle du bout des lèvres. Son esprit était ailleurs. Voguant dans la demeures dans le creux de la main d’Andrew. « Ne dis rien à Tommy. » Elle s’était levée. Vivement. Un peu trop même. Son cerveau n’avait pas été oxygéné pendant plusieurs secondes. Elle était prise de vertige. Elle s’était assise de nouveau. Pestant contre ce corps frêle et si faible qu’était le sien. « Il n’est pas comme ça d’habitude. » C’est un murmure. Presque inaudible. Elle parcourait du bout des doigts son cou nue. Ayant l’impression d’avoir été dépeuplée de la seule chose qui la rattachait à l’homme qu’elle aimait.
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MessageSujet: Re: Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain. Sam 7 Juil - 20:39


Esmee Milano and Adem Hanley
DON’T FEEL BAD FOR KNOWING YOU DESERVE MORE
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Aussi étrange que cela puisse paraître, la noirceur qui avait envahi chacun des pores du jeune banquier, chacune de ses cellules, traversant ses veines pour atteindre son cœur, lui avait permis de se prendre d’affection pour quelqu’un. Dénué de toute compassion, de toute émotion ces derniers mois, il portait toute son énergie à sa vengeance, à ses plans meurtriers pour obtenir ce qui ne lui ramènerait guère sa mère, mais qui achèverait son processus vers les ténèbres. Il nourrissait une véritable obsession pour cela, y passant ses journées, ses nuits et chaque minute que dieu lui donnait. Il s’acharnait à la tâche, ne voyait plus ses amis, se renfermant sur lui-même tout en ne s’entourant que de personnes qui pourraient à terme, lui fournir des réponses, des véritables réponses et qu’il pourrait maîtriser, voir tuer les responsables de ce drame dès lors qu’il aurait les preuves nécessaires. Il voulait être parfaitement sûr avant d’agir, ce qui semblait quelque part légitime. C’était un véritable travail de minutie qu’il opérait là et c’était ainsi qu’il avait envahi la famille Milano, le rapprochant dangereusement du meurtrier de sa génitrice, cet acte qui lui avait brouillé la plupart des neurones et l’avait rendu complètement fou à bien des égards. Pour autant, au milieu de tous ces plans, tous ces sourires et conversations parfaitement calculées pour obtenir des résultats, il y avait Esmee. Esmee Milano qui ne ressemblait en rien à cette famille qu’il avait pu constater dysfonctionnelle, peut-être autant qu’avait pu l’être la sienne, si ça n’était pas pire. Et s’il avait l’impression que l’air glacial qu’ils arboraient tous illustrait une froideur sanguinaire, il était tout bonnement persuadé que ça n’était pas le cas de cette belle et si frêle Esmee. Elle était parvenue à le toucher et à faire rejaillir une parcelle d’un Adem qu’il croyait disparu à jamais. Cette femme si douce et dont l’âme aurait pu faire chavirer n’importe quel cœur, était parvenue à atteindre un homme pourtant rongé et pas enclin à se lier d’amitié avec qui que se soit. Pourtant c’était arrivé avec elle. Il ne saurait l’expliquer, ni dire ce qui a fait qu’elle est devenue si importante pour lui, mais le fait est qu’elle représentait l’espoir de voir un jour ressurgir celui qu’il avait pu un jour être. Elle était la personnification même de l’humanité qui restait en lui, humanité qui avait constamment envie de la protéger, de la préserver de la noirceur de cette famille dans laquelle elle était née et plus encore de l’homme qu’elle avait épousé. Il avait tout d’abord décidé de ne pas se mêler de cette histoire, tout en s’interrogeant sur le pourquoi du comment elle s’était retrouvée liée avec lui jusqu’à ce que la mort ne les sépare. Il n’avait compris qu’elle puisse mettre en parenthèse sa vie et laisser de côté l’homme qu’elle aimait véritablement. Enfin si, il avait fini par le comprendre, en plongeant ses yeux dans les siens. En voyant cette étincelle si triste laissant peu à peu la dépression prendre possession d’une âme pourtant si pure. Il s’était retrouvé en elle. Parce qu’il avait vu dans ses iris bleus azurs ce qu’on observait probablement dans les siens, ce qu’il ressentait au plus profond de ses entrailles. La peine immense, la douleur, le chagrin, la déchirure d’un cœur pourtant pur. La perte d’un être cher, l’impossibilité de se relever et l’acceptation de mettre sa vie de côté pour assouvir un besoin, pour protéger quelqu’un. A la seconde où il l’avait regardé, où il avait discuté avec elle, Adem l’avait compris et cela s’était accentué lorsque leur conversation s’était faite plus régulière et qu’il avait appris véritablement à la connaître. Bien sûr, elle était celle qui s’était livrée à lui quand lui n’avait rien dit d’autre qu’avoir perdu sa mère, pour ne pas prendre le risque de voir son plan lui échapper, mais il la comprenait comme finalement peu de personne pouvait la comprendre. Et il appréciait sincèrement cette femme qui méritait bien plus que ce qu’elle n’avait, bien au delà de l’amitié qu’il portait également à Tommy. Alors bien sûr, il n’avait pas tous les détails, beaucoup d’éléments lui échappaient mais cela ne l’empêchait guère de porter un regard bienveillant sur cette jolie blonde et plus encore de vouloir la voir sourire. C’était pour cette raison qu’il avait immédiatement accepté de lui apporter son soutien et son aide pour le projet qu’elle avait entrepris. Un très beau projet qui détonnait par rapport aux activités courantes des Milano. Un projet qui ressemblait bien plus à Esmee et qui supposait bien des soutiens. Il avait accepté de mettre à l’œuvre ses capacités pour la comptabilité pour le projet caritatif de Esmee. Il n’aurait probablement pas dû, parce que cela ne faisait pas parti de ses plans et que ça lui prenait un temps plus conséquent qu’il ne l’aurait cru mais il le faisait de bon cœur, pour son amie. C’est en ce sens qu’il se rendit au manoir des Milano, là où Esmee et lui avaient rendez-vous pour discuter un peu plus en détail de l’ouverture prochaine d’un dispensaire en Afrique. Un dossier sous le bras, il descend de sa voiture et retire ses lunettes de soleil. Si ces derniers temps, il faisait moins d’effort sur son apparence, laissant une belle barbe prendre possession de son visage, il lui était difficile de ne pas faire preuve d’élégance, car c’était tout ce qu’il avait toujours été. Et puis, il savait se montrer professionnel quand cela était nécessaire. La chaleur environnante faisait qu’il avait pris la liberté de ne pas revêtir sa veste de costume et qu’il avait retroussé les manches de sa chemise, mais cela ne déteignait pas vraiment sur l’élégance naturelle qu’il pouvait avoir et de la panoplie du parfait homme d’affaires qu’il avait pu être. Il prend quelques minutes devant l’immense demeure qu’il avait foulée déjà à plusieurs reprises pour se fumer une cigarette, prenant sa dose de nicotine nécessaire avant tout rendez-vous professionnel. Mais ce moment de répit fut quelque peu contrecarré par une vision étrange. Son regard est attiré vers la fenêtre qui donne probablement sur la chambre, à l’étage. Ils froncent les sourcils, se rendant peu à peu compte en observant l’étage de ce qui était probablement en train de se passer. Malgré la hauteur, il pouvait observer les deux silhouettes de Esmee et Andrew, s’entretenant de manière virulente. La scène qui s’offrait à lui ne laissait guère place à l’imagination. Immédiatement il jette sa cigarette par terre avant de pénétrer dans la maison sans prendre le soin de frapper. A pas précipités il se dirige vers la pièce où se trouvait Esmee et il ouvre la porte, interrompant une scène quelque peu violente où Andrew s’emparait avec puissance du cou de celle qui était pourtant son épouse. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ? » Aussitôt a-t-il signalé sa présence, qu’il fronce les sourcils et cherche à capter le regard de celle qu’il espérait sauver d’un moment qui lui échappait complètement. Il n’était pas persuadé de ce qu’il avait vu et il ne voulait finalement pas se mêler de choses qui ne le regardaient pas mais il ne pouvait décemment laisser Esmee ainsi. Immédiatement Andrew la relâche, probablement surpris que quelqu’un les ait interrompu. « Adem… » L’homme, passablement énervé, s’avance dans la pièce et écarte Esmee d’Andrew d’un geste de la main avant de  fusiller l’homme du regard. « Il t’a fait mal ? » Occupé à défier l’homme en face de lui, il ne se tourne guère vers Esmee, attendant tout de même une réponse de sa part. Mais, sentant probablement que les choses allaient déraper, face au manque cruel de self control du banquier ces derniers temps et à un Andrew définitivement violent, Esmee s’interposa entre eux deux.  « Chéri…tu devrais aller prendre l’air. » La rage qui imprégnait les yeux d’Andrew faisait peur à voir. Bien entendu, il ne daigna porter le moindre intérêt à Adem qui oscillait entre la recherche de ce qu’il s’était passé et la volonté de mettre son poing dans la figure de ce type avant toute chose. Encore plus lorsqu’il observe la manière qu’il a de la regarder. D’un bras protecteur il met une certaine distance entre les deux protagonistes mais Andrew semble décidé à récupérer quelque chose. « Pas sans ça. » D’un mouvement d’épaule il se fraie un chemin sans laisser le temps à Adem de réagir et arrache d’un coup sec un collier qui semblait lui tenir à cœur. Et il fuit le plus rapidement qu’il peut, avant qu’Adem n’ait pu lui porter un quelconque intérêt, bien plus occupé par la volonté de savoir si Esmee allait bien. La main sur le cou, elle s’est laissée tomber sur le lit, cherchant à retrouver une respiration normale. « Ca va Esmee ? Tu veux que j’aille le récupérer ? Je n’ai pas peur de lui ! » Définitivement ulcéré par ce qu’il venait de voir, il dépose une main tendre sur l’épaule de la jolie blonde, cherchant à la rassurer et à savoir comment elle allait. Il se baisse un peu vers elle, tentant de capter son regard si fuyant. Qu’était-elle en train de lui cacher ? « Je vais bien, je crois. » Elle était peu convaincante, c’était un fait qu’Adem ne manqua de relever. Il fronce les sourcils et secoue légèrement la tête, prenant place à côté d’elle pour la prendre dans ses bras. Des bras qui se voulaient protecteurs et rassurants. « On le récupèrera. » Caressant ses cheveux avec tendresse, il avait rapidement compris que ce collier avait une importance. Il ignorait laquelle mais il se jura de le rendre un jour à sa propriétaire. « Ne dis rien à Tommy. » Naturellement, il hoche la tête, mais n’en pense pas moins. Il allait le dire à Tommy. C’était peut-être la première chose qu’il ferait en sortant de cette demeure, car il était clair qu’elle ne pouvait rester ainsi avec un homme dont la main pressait son cou il y a encore quelque seconde de cela. Si elle tente de se lever, elle se rassoit rapidement, laissant des vertiges guider ses actions et surtout un Adem terriblement inquiet. « Il n’est pas comme ça d’habitude. » Immédiatement, Adem secoue la tête, ne croyant pas un mot de ce qu’elle était en train de lui dire. Il laisse échapper un soupire alors qu’il ne passe une main délicate au creux du cou de la jeune femme, observant les dégâts. « Tu n’es pas obligée de faire semblant avec moi Esmee. » Jouant sur la relation de confiance qu’ils avait créé depuis quelques mois, le banquier capte ses iris, cherchant à la convaincre qu’elle pouvait être honnête avec lui, qu’elle n’avait guère besoin de donner le change comme elle semblait le faire si souvent. Il se lève alors et tend sa main vers Esmee pour qu’elle s’en empare. « Tu sais quoi ? On va reporter notre réunion et sortir de là, tu as besoin de prendre l’air. » Il l’attire vers lui, se montrant d’une tendresse qu’il n’avait plus eu pour quiconque depuis bien longtemps. Mais après tout, que pouvait-il faire d’autre. Ca n’était de toute évidence pas dans son tempérament de ne pas être présent pour ses amies et plus encore pour des femmes comme Esmee.  « Ca dure depuis combien de temps cette mascarade Esmee ? » Cette fois, il se montre un peu plus dur, dans l’unique volonté de la faire parler, car finalement, les choses ne pouvaient guère durer ainsi encore longtemps. Il en était hors de question.


Dernière édition par Adem Hanley le Dim 7 Oct - 10:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain. Mer 8 Aoû - 1:50

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“People are afraid of themselves, of their own reality; their feelings most of all. People talk about how great love is, but that’s bullshit. Love hurts. Feelings are disturbing. People are taught that pain is evil and dangerous. How can they deal with love if they’re afraid to feel? Pain is meant to wake us up. People try to hide their pain. But they’re wrong. Pain is something to carry, like a radio. You feel your strength in the experience of pain. It’s all in how you carry it. That’s what matters. Pain is a feeling. Your feelings are a part of you. Your own reality. If you feel ashamed of them, and hide them, you’re letting society destroy your reality. You should stand up for your right to feel your pain.” ❊

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Toute sa vie Esmee avait été entourée. D’abord par ses propres parents puis par extension par le reste du clan Milano. Tous regardaient cette enfant devenue femme avec pitié. Pauvre Esmee se disaient - ils. Elle venait de perdre un enfant et les enfants étaient certainement la chose la plus sacrée chez les Milano. Au dessus même du pouvoir ou de l’argent car à quoi bon posséder un empire s’il n’y avait aucun héritier pour prendre la relève ? Cela n’avait aucun sens. De toutes les manières possibles la vie d’Esmee n’en avait aucun depuis la mort de John. Alors oui. Elle était entourée de Catriona. D’Aileen et même de Caïn. Tous s’étaient montrés patients. Caïn avait même été jusqu’à punir Andrew à la manière d’un bon chef de clan. Il veillait toujours sur ses moutons. Elle était celle qu’on avait mise en première ligne avant même qu’elle n’ai eu la chance de comprendre ce que cela pouvait engendrer. Entourer. Aimer. Haït aussi. Esmee n’en restait pas moins profondément seule au milieu d’un entourage pourtant étouffant. Si bien qu’elle avait appris à fuir sa propre vie au sein des couloirs de l’hôpital. Son métier était la seule chose qui la rattachait au commun des mortels. La seule et unique chose en dehors de Tommy à la maintenir en vie. Secrètement, elle avait longtemps songé à disparaître. Car aussi cruelle que cela puisse paraître, elle savait pertinemment que tout cela cesserait lorsqu’elle ne pourrait plus respirer. La mort dans la finalité était certainement l’unique fin à son histoire. Depuis la disparition de John, son fils, elle avait perdu tout espoir. Elle avait fini par accepter que la fin n’arriverait qu’avec sa fin à elle. Peut - être était-ce pour cette raison qu’elle n’avait pas lutté lorsqu’Andrew avait entouré ses larges mains écoeurantes autour de son cou. Elle s’était simplement laissé border par les battements de son coeur qui diminuait au fil des secondes. Enfin. Elle serait libérée. Enfin, tout irait mieux sans elle. Elle pourrait ainsi aimer Tommy en silence, car le silence lui ne pouvait lui briser le coeur. Il pourrait enfin être heureux. Loin d’elle et des malheurs qu’elle attirait autour d’elle depuis sa naissance. C’était ce genre de pensée qui irradiait son cerveau lorsqu’elle sentait l’air qui manquait à ses poumons. Lorsque ça brûlait à l’intérieur d’elle. Elle perdait pied, lorsque la voix masculine d’Adem se mit à raisonner dans cette chambre parentale vide. « Qu’est-ce qu’il se passe ici ? » Surprit. Andrew relâche la pression de ses doigts et repousse Esmee. La blonde entour ses doigts autour de son propre cou. Tentant ainsi de reprendre le peu d’esprit qui lui restait. Adem était ici. De manière aussi surprenante qu’il était apparu dans sa vie. Au départ il n’était que le comptable du Casino. Un homme comme les autres. Puis, au fil du temps, elle l’avait côtoyé, d’abord pour le travail. Puis elle avait fini par le considérer comme un ami. Un homme sur qui elle pouvait de temps en temps se reposer. Elle pouvait baisser sa garde en sa compagnie parce que dans les iris d’Adem elle y avait vu cette même lueur éteinte qui s’était éprise de ses propres pupilles. Ils ne s’étaient pas particulièrement confiés sur leurs malheurs respectifs. Car il n’y avait pas réellement besoin de mots ou de longues phrases pour qu’Esmee comprenne qu’il s’agissait d’un homme au sombre passé qui luttait contre des démons semblables aux siens. Elle avait longtemps souhaité être là pour le brun. Juste là à côté de lui, épaule contre épaule en silence comme ces nombreuses nuits où ils se retrouvaient après une journée compliquée. Juste comme ça. Simplement comme ça. Comme à cet instant où le corps d’Adem s’interpose entre elle et celui qui jouait faussement les époux amoureux. « Il t’a fait mal ?  » Pendant de longues secondes Esmee reste ainsi, silencieuse. L’esprit encore loin avant de murmure un simple « Non ça va…  » Enrouée. Etouffée par la douleur qui irradie sa peau laiteuse. En réalité, elle souffrait bien plus de l’intérieur que de l’extérieur. Elle trouva néanmoins la force de congédier son époux de la plus fausse et mièvre des façons. Jouer la comédie était devenue une routine depuis des années. Voir même depuis sa propre naissance. Néanmoins, son coeur se brisa lorsqu’Andrew arracha violemment ce bijou qui avait été le cadeau de Tommy. Une pierre précieuse qu’elle avait appris à chérir dans les moments les plus difficiles. Sa bouée de sauvetage. « Ca va Esmee ? Tu veux que j’aille le récupérer ? Je n’ai pas peur de lui !  » Non. Elle ne voulait pas mêler Adem à cela. Elle s’inquiétait des réactions d’Andrew et encore plus de celles de Caïn si jamais ce dernier apprenait que son comptable osait se mêler des affaires personnelles du clan Milano. Elle le rassura. Faussement convaincue par ses propres propos d’ailleurs. Laissant son corps sombrer sous le poids des vertiges. Implorant son ami de ne pas dire un mot de cela à Tommy. Car avant même de penser à sa propre sécurité elle s’inquiétait avant tout pour Tommy qui était capable du pire lorsque cela la concernait. Elle ne voulait plus qu’il souffre à cause d’elle. À  dire vrai, elle ne voulait plus jamais voir son entourage souffrir à cause d’elle, Adem en faisait parti. À sa phrase faussement rassurante, le brun lâche un soupire. Elle connaissait Adem et savait pertinemment que sa mascarade ne prendrait pas avec elle. Elle sursaute légèrement lorsque ce dernier glisse ses doigts sur les marques qu’avait laissé Andrew sur son corps. Les premières. Certainement pas les dernières. « Tu n’es pas obligée de faire semblant avec moi Esmee.  »  Elle le savait. Elle n’en doutait pas. Ses pupilles azurées toisent celles de l’homme et elle lui sourit tant bien que mal. « Je sais, seulement je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose à cause de moi…  » Elle même dépose sa main contre sa nuque et grimace de douleur. Il n’y était pas allé de main morte. Laissant sur sa peau la trace du pouvoir qu’il avait sur elle depuis leur mariage. Menaçant même de s’en prendre à celui qu’elle aimait. Elle est plongée dans ses pensées lorsque la silhouette de son ami lui fait face. Sous ses pupilles se dessine sa main. Rassurante. Chaleureuse. Si différente de celle de son mari. « Tu sais quoi ? On va reporter notre réunion et sortir de là, tu as besoin de prendre l’air.  » La blonde retient difficilement ses larmes. Elle était entourée oui. Mais rarement par les bonnes personnes, et elle était persuadée au plus profond de son âme qu’Adem était une bonne personne. Elle se saisi de cette main, se sentant étrangement minuscule face à cet homme. « On peut aller voir les chevaux si tu veux.  » Propose-t-elle de manière hasardeuse car en l’état actuelle des choses elle est incapable de penser sereinement. Elle ne cesse de songer à sa propre réaction. Cet abandon qui s’était épris d’elle lorsqu’Andrew était sur le point de la tuer.  Elle se laisse bercer par la tendresse d’Adem qui la percute en plein coeur. Alors c’était ça, une véritable amitié ? Oui. Certainement. « Ca dure depuis combien de temps cette mascarade Esmee ?  » Machinalement, elle s’arrête de marcher, le dévisage comme s’il venait de la mettre à nue par ces simples mots. Elle sent son masque se fissurer lentement et fini par lâcher « Toute ma vie. Mais d’autant plus depuis que Caïn a voulu punir Andrew pour la fusillade parce que Tommy m’a sauvé la vie et pas Andrew.  » Un soupire parcours ses lèvres. Elle peut sentir son coeur se tordre de douleur lorsqu’elle songe à Adem, pris au milieu de tout ça. Elle reprend le rythme de ses pas observant les domestiques du coin de l’oeil et murmure «  Tu devrais te tenir loin de tout ça Adem. Tu mérites bien mieux que ce monde. Crois moi les Milano portent malheur.  » Sa voix tentée de désespoir tremble au milieu des vastes murs du manoir. Esmee avait toujours trouvé cet endroit lugubre. Sa main se pose sur l’avant bras d’Adem, forçant ainsi ce dernier à lui faire face tandis qu’ils se trouvaient à présent à l’entrée du manoir, à l’abri d’oreilles mesquines. «  Promets moi de ne jamais approcher Andrew même s’il te provoque.  » Elle plongea ses iris soucieuses dans celles d’Adem. Cherchant à le prévenir du danger qui rodait au - dessus d’elle. Elle voulait le protéger. Esmee voulait protéger le monde entier quand le monde entier ne cessait de la mettre à terre.
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MessageSujet: Re: Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain. Dim 7 Oct - 10:39


Esmee Milano and Adem Hanley
DON’T FEEL BAD FOR KNOWING YOU DESERVE MORE
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La solitude. Voilà le sentiment qui reliait ces deux êtres si différents et si similaires à la fois. Esmee et Adem n’avaient sur le papier rien de comparable. Ils n’appartenaient pas au même monde, ils n’avaient pas le même tempérament et ne vivait guère la même vie, pourtant, chacun de leur côté souffrait du même mal-être. De cette solitude dévastatrice, provoquée par la perte d’un être cher et plus encore par toutes ces choses qu’ils avaient dû encaisser durant leur vie. Tous deux étaient devenus des experts dans l’art de refouler leurs sentiments, leurs blessures, pour camoufler tout cela afin de ne pas inquiéter leur proche, de ne pas susciter une guerre ou ne pas risquer leur vie ou celles des autres. Vivant par procuration, ils étaient prêts tous deux, à sacrifier leur vie pour celles de ceux qu’ils aimaient. Alors oui, c’était pour cela, pour cette raison qu’un seul regard avait suffit entre ces deux adultes pour se comprendre. Ils n’avaient pas eu besoin de longues conversations confessions pour s’apprécier, pour se découvrir et devenir amis. Leur regard éteint, dont la flamme dansait si modestement dans leurs iris, avait suffit. Ils se comprenaient sans même avoir besoin de se parler. Ils le savaient, en étant conscient. Tous deux avaient eu les mêmes idées sombres. Si ce soir, elle semblait avoir baissé les bras, se laissant aller aux mains meurtrières de son mari, Adem avait lui aussi songé à plusieurs reprises à en finir. Il avait songé à mettre un terme à tout cela. A de multiples reprises lorsqu’il était plus jeune, lorsqu’il subissait quotidiennement la violence de son géniteur, et encore aujourd’hui, sentait que la seule chose pour laquelle il n’était pas passé à l’acte plus jeune, avait disparue. Son père avait gagné et il était perdu. Perdu dans les méandres de l’enfer où tout lui échappait progressivement. Où la haine était la seule chose qui le maintenait en vie et où son esprit était inondé de cette colère qui le rendait fou. Alors oui, il l’avait compris. A la seconde où il avait croisé son regard, pénétrant dans la pièce et mettant un terme à cette scène horrible où l’abandon avait pris ses quartiers, avait pris possession de la jolie blonde, sans qu’elle ne trouve la force de la combattre. Il était aussi là pour ça. Pour faire en sorte qu’elle ne fasse pas les mêmes erreurs que lui, pour protéger une femme qui s’évertuait à préserver tout son entourage à son propre détriment. Il était là pour faire d’elle une personne à part entière et la sauver de cette dépression qui s’était emparée d’elle comme elle s’était immiscée en lui il y a bien longtemps de cela. Bien sûr, Andrew relâche immédiatement la pression qu’il exerce sur le cou de son épouse lorsqu’il découvre la silhouette élancée du banquier, luttant contre une haine exacerbée et une maîtrise de soi évidente. Car il savait qu’il devait rester à sa place. Il savait qu’il devait se maîtriser et ne pas agir de manière impulsive, ne pas entrer dans les guerres de cette famille au risque d’en perdre quelques plumes avant même d’avoir pu mettre à exécution un plan qu’il travaillait depuis des mois et qui le maintenait finalement encore aujourd’hui en vie. Captant le regard de sa protégée, il l’interroge sur son état, sachant pertinemment qu’elle ne lui dirait guère la vérité mais qu’il pourrait l’apercevoir au creux de ses pupilles. « Non ça va… » Il n’est pas convaincu. Comme il ne l’était jamais dès lors qu’elle mentionnait cet homme qui le ramenait des années en arrière, lui rappelant cruellement celui auprès duquel il avait douloureusement grandi. Mais encore une fois, il n’agit pas. Il n’obéit pas à cette envie dévorante qu’il a de presser à son tour ses mains autour de son cou, jusqu’à ce que sa vie ne s’éteigne, lui rappelant qu’un bourreau pouvait très bien devenir victime, tout comme une victime pouvait devenir bourreau, juste à l’image d’un Adem qui se transformait de jour en jour sans en avoir pleinement conscience. Andrew, sous le regard menaçant du grand brun et quelques mots de son épouse finit par quitter la pièce, arrachant au passage un collier qui avait une signification particulière pour la jeune femme, assez pour qu’elle sente un vide s’emparer d’elle à la seconde où il disparut. Et si Adem lui propose immédiatement d’aller récupérer ce bijou si précieux, elle le lui interdit, cherchant une fois encore à le préserver. Tout comme il cherchait continuellement à la protéger. Ses doigts viennent trouver le contact du cou de la jeune femme, qui sursaute à la seconde où elle le touche. Cela confirma ce qu’il savait finalement déjà. Ces mêmes marques qui avaient inondées le corps du banquier durant des années, cette même tristesse dans le regard, ce même sursaut dès lors que quelqu’un venait trouver son contact. Elle vivait ce qu’il avait vécu et cela le rendait fou. Assez pour qu’il ne décide d’en parler à Tommy ultérieurement, certain qu’il ne pouvait y avoir de continuation à cette situation insupportable. Il comprenait ce qu’elle était en train de vivre, comprenait son envie de préserver son entourage et encore plus d’encaisser sans jamais rien dire. Il comprenait cela, pour l’avoir fait pendant des années. Mais ça ne pouvait plus durer. C’est pourquoi, elle n’avait pas besoin de faire semblant avec lui. C’est pourquoi elle pouvait évacuer tout ce qu’elle ressentait, sans qu’il n’émette le moindre jugement, sans qu’il ne pose la moindre question. « Je sais, seulement je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose à cause de moi… » C’était typique de la jeune femme, typique de ces personnes victimes d’un homme détestable. Adem arbore un mince sourire, qui se veut rassurant, pressant doucement son épaule, tout en cherchant à capter son regard. « Il ne m’arrivera rien Esmee. Je sais me défendre tout seul. » Soucieux de lui faire comprendre qu’elle n’avait pas besoin de se préoccuper de lui autant qu’elle se préoccupait des autres, il plonge son regard dans le sien, pour marquer un peu plus ses mots. Pour lui montrer qu’elle n’avait pas besoin d’agir ainsi, de se renfermer dans ce cauchemar qui était son quotidien. Décidant de quitter cette pièce et a fortiori cet endroit qui lui rappelait la torpeur et la violence de son conjoint, il lui tend la main, l’invitant à retrouver la fraicheur de l’extérieure. « On peut aller voir les chevaux si tu veux. » Elle s’empare de sa main afin d’obtenir une aide précieuse pour se lever et ainsi quitter la pièce sous un regard qui se veut bienveillant de la part d’Adem. « Allons voir les chevaux alors. » S’il n’était pas particulièrement adepte des chevaux, il agissait dans le but ultime de faire plaisir à la jeune femme. L’entraînant à son rythme vers la sortie, il ne manque tout de même pas de l’interroger. De l’interroger sur le temps qu’elle avait dû subir toute cette mascarade et encaisser sans jamais broncher. Elle s’arrête alors et le dévisage, probablement surprise qu’il comprenne avec autant de facilité ce qu’elle était en train de vivre et cette manière qu’elle avait de tout intérioriser. « Toute ma vie. Mais d’autant plus depuis que Caïn a voulu punir Andrew pour la fusillade parce que Tommy m’a sauvé la vie et pas Andrew. » C’est plus fort que lui, Adem ne peut s’empêcher de soupirer. Parce que cet aveu confirme ce dont il se doutait depuis le premier jour où il avait croisé son regard. Passant une main tendre derrière la nuque de la jeune femme, il la ramène doucement contre lui, entourant de manière protectrice son bras autour de ses épaules. Il ne comprenait pas. Pas comment sa famille pouvait laisser cette situation perdurer alors même qu’ils se revendiquaient comme des personnes dangereuses et intouchables. Ceci même s’il était pleinement conscient qu’il n’était pas au gré de tout ce qui se déroulait à l’intérieur de ce clan. « Tu devrais te tenir loin de tout ça Adem. Tu mérites bien mieux que ce monde. Crois moi les Milano portent malheur. » Derechef elle cherchait à le protéger, à le préserver alors que c’était finalement elle, plus que quiconque qui en aurait eu besoin. Il capte alors de nouveau son regard et secoue doucement la tête, comme pour lui faire comprendre qu’il n’était pas question qu’il s’en aille et la laisse gérer cela seule, encaisser encore et encore sans jamais émettre la moindre objection. « Je ne vais pas te laisser seule Esmee, pas après ce que je viens de voir. » Sa main presse de nouveau son épaule alors qu’ils reprennent une marche lente vers la sortie. « Et puis, je ne suis pas sûr de véritablement mériter mieux. » Il ne le méritait pas, il en était pleinement conscient. Il ne l’avait jamais mérité. Et puis, quand serait-il de sa vendetta s’il se tenait loin d’eux, loin d’elle et des monstres qui composaient sa famille ? Il soupire, las de tout cela ; ne cherchant pour la première fois plus à capter son regard. La fuyant presque, une certaine culpabilité s’emparait de lui, conscient qu’il lui mentait un peu plus chaque jour alors qu’elle lui faisait confiance. Ce n’est qu’une fois dans l’entrée qu’elle l’arrête, pressant doucement son bras pour le forcer à lui faire face. « Promets moi de ne jamais approcher Andrew même s’il te provoque. » Elle plante ses iris dans les siens, montrant à quel point elle souhaitait le préserver de tout cela. C’était une histoire sans fin. Une histoire où chacun souhaitait protéger l’autre du monde impitoyable dans lequel ils vivaient sans avoir pleinement conscience de ce qui se tramait dans la vie de l’autre. « Je ne te ferais pas de promesse que je ne pourrais pas tenir Esmee. » Caressant doucement sa joue, il hausse les épaules, se désolant de ne pouvoir accéder à sa demande. Mais que pouvait-il faire d’autre. Il ne pouvait décemment pas lui promettre de la laisser encaisser la violence de son époux sans crier gare, sans jamais agir. Ceci même s’il était pleinement conscient qu’il ne devait s’en mêler. « Ca ne peut pas continuer comme ça. Tu ne peux pas continuellement servir de défouloir à un homme violent ! Je ne sais pas ce qui se passe dans cette famille et je ne vais pas m’en mêler, mais sache que, s’il me provoque, je ne suis pas sûr que je serais capable de garder mon sang froid. » Son regard est criant de vérité. Parce qu’avec elle, il ne joue pas. Il ne joue pas ce rôle qu’il endosse depuis le début auprès de cette famille et qu’il a de plus en plus de mal à jouer auprès des femmes Milano. Passant ses doigts charnus sur la joue de la jeune femme, il replace une mèche de cheveux lui tombant sur son visage de porcelaine avant de venir déposer ses lèvres sur son front brûlant qu’il embrasse avec une douceur infinie. Esmee était définitivement la seule personne à pouvoir connaître la tendresse d’un homme qui en avait toujours été privé. « Tu es celle qui mérite mieux que ce monde Esmee. » Il affiche un mince sourire avant de finalement reprendre la marche vers l’extérieur du manoir et prendre la direction des enclos comme le souhaitait Esmee.
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MessageSujet: Re: Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain.

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Adem ❊ (#1005) We don’t even ask happiness, just a little less pain.

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