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You get my love - Adriel

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MessageSujet: You get my love - Adriel Mer 9 Mai - 15:48


You get my love
I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me. @adriel rhodes
Tout ça c’était terminé, cet enfer était fini et j’étais en vie. Lorsqu’on a enfin été libéré et que j’ai pu sentir l’air frais sur mon visage, je crois que j’ai perdu connaissance. Pas longtemps juste le contrecoup alors que tout ça était enfin terminé. Il viendrait le temps où j’aurai certainement à faire une déclaration à la police, pour le moment, j’étais trop secouée pour mettre réellement en mots ce que je venais de vivre. Arrivée à l’hôpital, les médecins m’avaient fait passer quelques examens de routines pour s’assurer que je n’avais rien à la tête. Connaissant mes antécédents, il leur fallait au moins ça pour s’assurer que je ne mourrais pas d’une hémorragie cérébrale en rentrant chez moi.

« On préfère vous garder cette nuit en observation par sécurité, mais ne vous inquiétez pas, vous pourrez rentrer chez vous dès demain. Vous souffrez d’un léger traumatisme crânien et d’une entorse au poignet. Aussi, le bébé va bien, rassurez-vous ! »
« Le… le bébé ? »

Mes yeux devaient parler pour moi et annoncer la surprise de la nouvelle. J’étais enceinte et en soit cette nouvelle était une bonne nouvelle, tant est si bien qu’elle m’avait rendue presque sourde à tout ce que l’interne avait bien pu me dire après ça… Un bébé, on allait avoir un bébé. Un sourire affiché à mes lèvres, il m’avait fallu quelques minutes pour me reconnecter avec cette réalité. Avec elle l’angoisse qu’une grossesse pouvait révéler.

« Mademoiselle Edwards, y a-t-il quelqu’un que je peux prévenir ? »
« Adriel Rhodes, il est dans mes contacts d’urgence… Et mon frère travaille ici, il est responsable de la cardio… »

Un bébé, on allait avoir un bébé… bizarrement, c’est une boule d’angoisse qui m’avait saisie les entrailles alors que l’annonce de ma dernière grossesse se rappelait à moi. Le contexte était différent, mon corps était bardé d’hématomes à l’époque, ma grossesse avait été mon issue de secours, la bouffée d’oxygène qu’il me fallait pour enfin dire stop et partir. Ici rien de tout ça, mais je ne saurais dire pourquoi tout ça m’angoissait et me tétanisait. Adriel était tellement différent, tellement bon avec moi. Téléphone à la main, l’écran était en parti brisé, mais par miracle, il fonctionnait toujours. Mon premier réflexe avait été de contacter Alec, lui saurait me rassurer et m’empêcher de céder à la panique. Et ça n’avait pas manqué, par ses mots, il avait su faire redescendre la pression sans pour autant faire disparaitre l’ensemble de mes craintes, juste parce que c’était impossible, tant qu’Isaac ferait toujours partie de ma vie. Il y aurait toujours cette crainte qu’il revienne et me pourrisse la vie un peu plus encore. Fermant les yeux une minute, je cherchais comment annoncer la nouvelle à Adriel, espérant ne pas essuyer un nouvel échec.

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Dernière édition par Hailey Edwards le Mer 16 Mai - 20:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Mar 15 Mai - 15:08


"Whenever I’m alone with you,
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Jamais je n’avais eu aussi peur de toute ma vie. Enfin, peut-être que si au cours de mes trente premières années de vie mais je ne m’en souviens pour pouvoir en témoigner. De ce fait, je peux affirmer ne pas me souvenir avoir déjà eu aussi peur. Lorsque j’ai reçu le SMS de Hailey, j’étais au commissariat. Etant lieutenant-détective, j’avais bien entendu parler de la prise d’otage en cours. Mais pour des raisons qui m’étaient inconnues, je n’avais pas eu le droit d’aller sur le terrain. Maintenant que j’y pense, la raison est peut-être le fait qu’Hailey soit un otage de ce fou semant la zizanie à Los Angeles. Ou alors, il s’agissait de toute autre chose. Mais quoi ? Ce n’était pas le moment de me pencher là-dessus. Dans ce SMS, Hailey m’expliquait son amour et me disait qu’elle avait peur. J’avais essayé de la réconforter le mieux possible mais que pouvais-je faire ? Je me rongeais les sangs en attendant le dénouement de cette histoire. S’il lui arrivait malheur, je savais déjà que je ne pourrai pas le supporter. Quelque chose au fond de moi se tordait douloureusement comme si mon cœur savait déjà ce que cela faisait de perdre l’être aimé. Mais comment aurais-je pu le savoir ? En ce moment, plus rien n’avait de sens dans ma vie. Je faisais des cauchemars affreux revivant sans cesse l’accident ayant eu lieu des années auparavant. Je rêvais d’une jeune femme magnifique que je n’avais jamais vu. J’avais l’impression de doucement perdre la tête. Et pourtant, je n’étais pas fou. Le seul élément stable actuellement dans ma vie était Hailey et je ne pouvais pas la perdre. Je me rongeais donc les ongles en attendant que l’on m’annonce des nouvelles, bonnes ou mauvaises. Finalement, après des heures d’attente interminable, un de mes collègues finit par venir me dire que tout était réglé et que les otages étaient conduits à l’hôpital. J’avais voulu foncer directement pour voir ma Madi mais mon collègue m’avait retenu m’annonçant que c’était la folie aux urgences et qu’ils avaient besoin de calme et non d’un inspecteur fou et mort d’inquiétude. Il m’avait rassuré sur l’état de santé de Hailey n’ayant et m’avait conseillé d’attendre que l’on me contacte. Je m’étais néanmoins rendu jusqu’à l’hôpital pour être directement sur place quand l’on me contacterait. J’attends maintenant depuis quelques temps en imaginant le pire malgré les paroles rassurantes de mon ami policier. Quand soudain, mon téléphone sonne dans ma main. Aussitôt je décroche en voyant un numéro inconnu et porte le mobile à mon oreille. « Détective Rhodes ? » Je réponds d’une voix tremblante mais se voulant sûre. « Oui Monsieur. Nous vous appelons au sujet de votre compagne Mlle Edwards. Elle est hors de danger mais nous la gardons en observation. Elle vous réclame » m’explique une voix féminine à travers le téléphone. Il ne me faut que quelques secondes pour lui expliquer que j’arrête tout de suite avant de raccrocher et de sortir de ma voiture. Je me dirige vers l’accueil et demande la chambre de ma Madi. On ne tarde pas à me l’indiquer et je m’y rends à grandes enjambées. Je frappe contre la porte ayant peur de ce que je vais découvrir. Je ne suis pas retourné dans un hôpital depuis mon réveil et j’avoue ne pas me sentir bien. La sensation de malaise que je ressens depuis quelques jours ne fait que s’accentuer. Une voix mélodieuse me fait signe d’entrer et je me dépêche de m’exécuter. Je me dirige vers le lit et je prends la main de la femme que j’aime dans la mienne, nouant nos doigts. Je m’assois sur le siège à côté du lit et je l’inspecte sous toutes les coutures m’assurant qu’elle va bien. « Ma Madi… j’ai eu tellement peur… Tu vas bien ? » Je murmure pour ne pas lui faire peur après le traumatisme qu’elle vient de vivre. J’essaie de ne pas montrer à quel point cela m’affecte mais c’est vraiment difficile.
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Ven 25 Mai - 0:23


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I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me. @adriel rhodes
Les minutes s’écoulent et les différents bips me donnent l’impression que le temps défile atrocement lentement. J’espère que le personnel aura réussi à joindre Adriel et que ce dernier arrivera rapidement. Le manque que je ressens me lacère la poitrine tant j’ai eu peur de perdre tout ce que j’avais ce soir. Il me tarde de retrouver ma petite Berenice également, de revoir son visage de poupée, mais bizarrement ce n’est pas elle qui occupe toutes mes pensées. Adriel, c’est lui qui m’occupe et qui me préoccupe surtout. J’ai tellement envie que ça marche que ça me tracasse, je ne sais même pas pourquoi je m’en fais autant, Adriel m’a toujours dit qu’il voulait fonder une famille… mais maintenant qu’on y est, je panique, mais vraiment. Parce qu’au fond, je crois que s’il vient à me rejeter, je mettrais un bon moment avant de me relever et ça je m’en rends vraiment compte aujourd’hui. À croire que manquer d’y passer m’a fait réaliser que partager sa vie était plus important que bien des choses.

Instinctivement, je porte ma main sur mon ventre et je me mets à sourire. Enceinte, je suis enceinte et cette fois, je ne vais pas avoir à le cacher… ni à fuir. Je suis heureuse, même si je crois que pour l’instant je suis trop stressée pour m’en rendre compte pleinement. L’espace de quelques minutes, je ferme les yeux pour tâcher de diminuer mes maux de tête. Moi qui suis déjà sujette aux migraines, j’en viens à espérer que tout ça n’aggravera pas mon cas. Je ne sais pas si je me suis endormie, ou juste assoupie, mais je me reconnecte avec la réalité lorsqu’on vient frapper à ma porte. J’ai un léger sursaut, même si le bruit n’a rien de violent, et que je sais ne rien risquer maintenant que je suis ici. Je me redresse et invite la personne à entrer, espérant que ça ne soit pas un médecin encore. Je crois que mis à part Adriel, je n’ai envie de voir personne… enfin si, mais Adriel c’est celui que j’ai envie de serrer dans mes bras jusqu’à plus soif. Alors c’est un grand sourire qui s’affiche quand je vois le visage de l’homme que j’aime apparaitre. Je sens mon cœur bondir dans ma poitrine et je crève d’envie de me lever et de lui sauter au cou pour ne plus le lâcher.

« Adriel ! »

Je suis tellement contente de le voir, que chaque pas qu’il fait pour réduire la distance entre nous me réchauffe instantanément le cœur. Bizarrement, j’oublie le temps d’un instant que je dois lui annoncer qu’on va avoir un bébé. Mes doigts se lient au sien, je le sens sous tension et ses mots ne font que me confirmer qu’il est mort d’inquiétude pour moi. J’amène sa main jusqu’à mes lèvres pour l’embrasser. Si vous saviez ce que je donnerai pour avoir la force de l’attirer à moi. Ma joue se presse contre sa main que je ne lâche pas.

« Ca va. J’ai eu tellement peur de te perdre ce soir… Je t’aime Adriel, je t’aime tellement. »

Mes pensées se mélangent, en fait je suis soudainement envahie par toutes mes émotions. Ça se bouscule et je ne sais même plus où en est le fil de ma pensée.

« Il y a eu des coups de feu… des cris… une fille s’est fait tabasser et… on m’a frappée à la tête et je suis tombée… j’ai cru que j’allais mourir… »

Je crois que j’aurai pu y passer si je n’avais pas eu une bonne étoile. Prendre une balle et disparaitre, faire de ma fille une orpheline… rien que d’imaginer que la justice puisse faire une recherche de paternité et qu’elle puisse être confiée à son père biologique me colle une boule énorme dans la gorge et m’angoisse terriblement. Ma bouche se fait pâteuse et je peine à déglutir, ma tête me donne l’impression de tanguer alors je la repose sur l’oreiller trop mou.

« C’est oui Adriel… je suis d’accord pour qu’on vive ensemble… qu’on forme une famille. J’veux plus être loin de toi. »

Sérieusement, j’ai envie de sentir ses bras autour de mon corps, ses lèvres sur les miennes. La boule qui squatte mon estomac me pèse tant j’espère qu’il ne me jettera pas après le bond que je viens de faire vers lui.


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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Mar 5 Juin - 19:49


"Whenever I’m alone with you,
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La peur me ronge, elle me hante. Je ne parviens pas à me calmer. Le stress est toujours présent malgré que Hailey soit enfin sous mes yeux, que je me rende compte qu’elle est en bonne santé. Non, je n’arrive pas à me détendre. Je suis sur les nerfs. Mon visage est crispé. J’essaie vraiment de faire bonne figure pour ne pas l’inquiéter davantage mais j’éprouve beaucoup de difficultés à me contrôler. Il faut que je parvienne à cacher mes émotions. Elle ne doit pas s’en faire pour moi. C’est elle qui est dans un lit d’hôpital, ma Madi doit prendre soin d’elle et ne pas penser à moi. Elle qui a toujours eu l’habitude de me faire passer en premier depuis le début de notre relation amoureuse, doit pour une fois se mettre en avant et me laisser de côté. S’il venait à lui arriver quelques choses, je ne m’en remettrai pas. Je le sais. J’avale difficilement ma salive et je tente un sourire crispé pour la rassurer et lui montrer que je suis là, à ses côtés. La jeune femme ramène nos doigts que j’ai précédemment liés à sa bouche pour embrasser ma main et je ferme les yeux face à ce doux contact de ses lèvres sur ma peau. Qu’est-ce que je deviendrais sans ma Madi ? Rien. Ma main se pose sur sa joue et je la caresse avec douceur, le plus délicatement possible. J’ai peur de lui faire mal. Ma caresse doit se résumer à un effleurement mais elle semble si fragile dans ce lit d’hôpital. Ma gorge est nouée d’émotions et j’éprouve vraiment des difficultés à parler. Cette ambiance est pesante. Je ne me sens pas bien. J’ai trop chaud. Je sens ma tête tourner. Je m’inquiète vraiment énormément pour Hailey mais je ne peux pas m’enlever de la tête cette sensation de déjà-vu que je ressens depuis l’annonce de la fusillade. De plus, je déteste les hôpitaux. Réellement. J’en garde un très mauvais souvenir depuis l’accident qui m’a couté mes trente premières années de vie, ce traumatisme m’ayant arraché la mémoire. Je la regarde dans les yeux, mes prunelles bleues se perdant dans ses billes chocolat. L’émotion est immense. Elle ne peut pas manquer la brillance de mes iris due aux larmes que je tente tant bien que mal de retenir. Je me racle la gorge avant de prendre la parole. « Je t’aime tellement ma Madi. J’ai cru que je ne te reverrai jamais. Quand… Quand… » je marque une pause pour reprendre ma respiration et reprendre le dessus sur mes sentiments. Mon regard se détourne et je regarde dans le vide. Je sais pertinemment que si je continue à la fixer, je vais me mettre à pleurer. « Quand j’ai reçu ton message… j’ai perdu la tête. J’ai eu tellement peur. J’ai cru devenir fou. Je voulais tellement agir mais on ne me laissait rien faire. Je t’aime Hailey » Je murmure d’une voix tremblotante avant de venir enfouir mon visage contre l’abdomen de la jeune femme, la serrant le plus doucement possible dans mes bras. J’ai besoin de sentir sa présence mais je ne veux surtout pas lui faire mal. Elle doit se rendre compte à quel point cela me touche car je ne l’appelle jamais par son prénom, toujours par le petit surnom affectueux que je lui donne, en rapport avec son troisième prénom Madeline, ou alors des surnoms plus fleurs bleues. Hailey se met à décrire les évènements qu’elle a vécu lors de la fusillade et plus elle en parle, plus je me sens mal. Cette sensation de déjà-vu ne cesse de grandir, comme si moi aussi j’avais déjà vécu ce dont elle parle. Et pourtant, ce n’est pas le cas. L’on ne m’a jamais parlé de tout cela, on ne m’a jamais dit que je me suis trouvé dans une fusillade. Je chasse mes pensées qui s’emmêlent rapidement. Cela m’arrive très souvent depuis que j’ai perdu la mémoire et c’est frustrant de ne pas savoir si c’est des réels souvenirs ou simplement des sensations. Mais, ce n’est pas le moment de penser à cela. Je dois me concentrer sur ma Madi. Elle a besoin de moi. Je frissonne alors qu’elle me décrit tout cela. Encore une fois, je réalise qu’elle aurait pu mourir et je me sens encore plus mal. Je lui embrasse doucement sa main. Elle me dit alors qu’elle est d’accord pour venir vivre avec moi. Je me redresse d’un coup, les yeux pleins d’espoir. « C’est vrai ? Tu veux vraiment mon ange ? Je ne veux pas que tu prennes une décision précipitée sur un coup de tête à cause de ce qu’il vient de se passer. Si tu ne veux pas, je ne le prendrais pas mal. » Je lui murmure doucement pour lui prouver qu’elle a toujours le choix mais j’ai du mal à retenir le sourire qui menace de naitre sur mes lèvres. Je dépose un baiser sur sa joue, puis sur ses lèvres avant de lui chuchoter : « Je t’aime… Si tu pouvais voir à quel point, je t’aime ».
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Sam 9 Juin - 21:57


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Son inquiétude est tellement palpable que j’arrive presque à la sentir juste en le regardant. J’ai toujours été d’un naturel empathique, ça ne joue pas toujours en ma faveur d’ailleurs, mais dans le cas présent, ça ne fait qu’attiser ce sentiment de malaise que je ressens. On dit qu’on ne se rend compte d’à quel point on tient aux gens que lorsqu’on les perd… je ne peux que confirmer la chose ! J’aime Adriel, ça je le sais depuis longtemps, si ce n’est depuis toujours, alors croyez moi lorsque je vous dis que je suis soulagée de le voir, c’est que j’ai cette sale impression de n’avoir plus de temps à perdre dans des craintes stupides. Je sais que mes peurs sont légitimes, qu’il me faudra du temps pour lui avouer toutes mes craintes et mon passé, mais je suis prête à le faire. Le voir dans un tel état me serre la poitrine et je vais m’évertuer à le rassurer du mieux que je peux. « Ca va mon cœur, je vais bien. » Autant que faire se peut, cela va de soit, mais la situation aurait pu être bien pire et ça glace rien que d’y penser.

Ma main vient se perdre dans ses cheveux et se fait caressante. Il ne sait pas encore, ne se doute pas le moins du monde qu’à cet instant, je tiens dans ma main deux êtres auxquels je tiens plus que tout au monde. Il ne manque finalement que Berenice pour que le tableau soit complet. Je crois que ce qu’on m’a donné me shoote un peu, si on rajoute à ça les endorphines et tout le reste… j’ai juste l’impression d’être sur un petit nuage. Le seul point noir, c’est l’inconnue de l’annonce. Je crois que c’est ça qui me stresse le plus. Adriel veut des enfants il me l’a toujours dit et ne s’en est jamais caché, mais je sais surtout que nous n’en sommes pas encore là dans notre relation et j’ai peur que ça le fasse paniquer complètement. Sa chaleur m’enivre peu à peu et ça me conforte dans ce que je lui annonce. Oui je veux vivre près de lui, arrêter de freiner par crainte et profiter au mieux de la vie. Arrêter de vivre dans un passé qui m’effraie et qui me pourrie la vie depuis trop d’années. Mon ex m’a assez pris d’années, Alec a raison j’ai le droit d’être heureuse et de profiter. « Oui j’en suis sûre. Je t’aime Adriel, je veux que toi et moi on soit une famille… Que Berenice grandisse auprès de toi… » De ça j’en suis sûre, je ne pourrais pas rêver meilleur père pour ma fille. En prime Berenice l’adore, je reste persuadée que ça ne la dérangerait pas de partager un peu plus la vie d’Adriel. « On a perdu assez de temps, j’ai envie d’être avec toi tout le temps... » Il vient m’embrasser et ça ne fait qu’intensifier ce que je peux ressentir. « Être la mère de tes enfants… Berenice pourrait avoir un frère ou une sœur ,qu’est-ce que tu en dis ? » Je prends un sentier détourné pour évoquer la chose, pourtant je suis juste incapable de lui dire clairement les choses. Une part de moi craint et redoute la réponse qu’il pourra m’apporter. Je ne sais pas s’il comprendra l’allusion, je sais juste qu’un poids immense me barre la poitrine de nouveau.


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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Dim 24 Juin - 13:47


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J’avais vraiment besoin de réconfort. Réellement. Tout comme, j’avais besoin de savoir que Hailey allait bien. Quand j’avais appris pour la prise d’otage, mon coeur avait presque cessé de battre et j’avais été terrorisé. Une peur sourde avait pris naissance dans mon âme et je ne pouvait pas la réfréner. Même à cet instant, alors que je vois parfaitement que Hailey semble allait bien, je ne peux m’empêcher de m’inquiéter. Mes jambes trépignent de façon nerveuse sur le sol et je peux presque sentir mes doigts trembler alors que je tiens la main de ma petite-amie. Je suis dans un état de panique totale. Je ne parviens pas à me calmer malgré que j’essaie de ne pas le montrer à Hailey. Je ne parviens pas à réprimer ce sentiment de déjà-vu qui m’empoigne la poitrine sans comprendre son origine. Ma Madi tente de me rassurer et de faire redescendre ma terreur mais malgré ses mots encourageants, je ne peux m’empêche de lui demander une nouvelle fois si tout va bien. Je me retiens de l’inspecter sous toutes les coutures pour être sur qu’elle n’est pas blessée. « Tu es sûre que ça va hein ? Tu me le dirais si ça n’allait pas ? » Je murmure d’une voix brisée en baisant les yeux vers le sol car je sens qu’ils se remplissent de larmes. Je savais déjà que j’aimais la jeune femme mais je n’avais jamais réalisé à quel point avant aujourd’hui. Je crois que je l’aime plus que tout au monde. Et j’en viens à me demander ce que je ferai sans elle. Aurai-je supporter sa mort ? Je ne pense pas. Je n’aurai pas pu continuer à vivre sans elle. Mon existence n’aurait plus aucune espèce d’importance. Certes, je n’aurai pas mis fin à mes jours, pensant à ma soeur, ma famille, mais j’aurai erré dans ce monde comme une âme en peine. Envahi par mes sentiments, je ne peux m’empêcher de lui avouer alors que je viens poser ma tête sur son ventre pour me blottir le plus près possible d’elle. Les battements de son coeur qui résonnent à mon oreille, ses mains qui se perdent dans mes cheveux finissent pas me calmer doucement. Et, je ferme les yeux me sentant légèrement apaisé mais me redresse rapidement quand elle annonce vouloir vivre avec moi. Mes prunelles s’écarquillent alors que mon coeur tambourine de nouveau contre ma cage thoracique, de joie cette fois-ci. Un grand sourire s’étire sur mes lèvres alors que je lui demande si elle est vraiment sûre d’elle. Quand elle m’annonce qu’elle ne veut plus perdre de temps, qu’elle veut que l’on soit une famille, je dois me retenir de la prendre dans mes bras pour la faire tournoyer dans les airs dans le bonheur qui m’envahit est intense. Je suis tellement heureux quand elle m’annonce qu’elle souhaite que Bérénice grandisse à mes côtés. J’aime cette petite fille comme si elle était mienne. Mais alors qu’elle continue, je manque de m’étouffer. Pardon ? La mère de mes enfants ? Un petit-frère ou une petite-soeur ? J’ai soudainement particulièrement chaud et j’ai difficulté à reprendre ma respiration alors que je tousse légèrement. Avoir un enfant ? Je ne m’attendais vraiment pas à ce que Hailey me parle de cela maintenant. Nous n’habitons même pas ensemble après trois ans de relation. Mes yeux s’écarquillent une nouvelle fois alors que je passe mes mains dans ma chevelure ne sachant pas quoi répondre. « La mère de mes enfants ? » Je répète hébété, incapable de réagir autrement. Je bafouille, les mots se mélangent dans ma tête et sans même m’en rendre compte je me recule de la jeune femme pour reprendre mes esprits. « Whao… tu me prends au dépourvu là amour.. » Je murmure dans un souffle. Mais je sais parfaitement que je veux des enfants et que je ne pourrais imaginer meilleure mère que Hailey pour les élever. « Cela me remplirait de joie d’offrir des petits-frères ou petites-soeurs à Bérénice ma Madi. Mais, peut-être que l’on pourrait attendre un petit peu non ? Commencer par s’installer ensemble ? Et après essayer d’avoir un enfant ? » Je continue dans ma lancée essayant de ne pas la vexer. Je veux des enfants avec elle, mais je ne suis pas sûr d’être prêt tout de suite.
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Sam 30 Juin - 21:31


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I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me. @adriel rhodes
Je crois que je suis en train de vivre l’une des journées les plus stressantes de ma vie. Étrangement, je me sens prête à me livrer, prête à m’ouvrir et à franchir le cap. Adriel je l’aime, c’est indéniable et je sais que lui aussi c’est le cas ! Je pense que lui et moi, avons perdu bien trop de temps déjà. Je le vois dans son regard, il est inquiet et ça me déchire presque l’âme de le savoir si touché. « Je te promets que ça va mon cœur. J’ai juste un peu mal à la tête et je suis fatiguée… mais je t’assure que je vais bien. » Dans la mesure où subir ce genre de traumatisme nous permet d’aller bien, mais je m’estime chanceuse, je n’ai pas été violentée comme d’autre l’ont été… et on ne m’a pas tiré dessus ! Sans compter que, ça m’a permis d’apprendre pour le bébé et ça me met en joie, autant que ça m’effraie.

Sa tête repose contre moi et je me sens tellement bien que ça me pousse à m’ouvrir un peu plus et à franchir le pas. Je ne sais pas vraiment comment lui annoncer ça, mais je ne me vois pas le garder pour moi non plus… Adriel a le droit de savoir, après tout il a autant de droit que moi sur cette vie qui est en train de s’épanouir en moi. J’espère juste que sa réaction sera similaire à l’annonce de mon installation chez lui. Je sais que c’est rapide, que ça nous tombe dessus sans prévenir et sans même qu’on ait pu le prévoir, mais je suis certaine qu’au fond, lui et moi on saura surmonter ça ! Après tout, cette nouvelle est une bonne chose, Alec a raison. Et au pire des cas, je saurai gérer ça. Je m’aventure donc à l’aveugle, sans être directe, mais je souhaite juste prendre la température avant de lui balancer l’ultimatum. Le moment est anxiogène pour moi, et sa réaction ne se fait pas attendre, pas vraiment la réaction que j’attendais, mais je ne peux là encore pas le blâmer. Je l’écoute sans répondre. Me contente de le regarder s’éloigner et ça me glace la poitrine. Je m’attendais à une réticence, pourtant je ne peux m’empêcher de voir mon angoisse me lacérer les entrailles. J’ai cette triste impression de déjà-vu, une crainte de voir ce bébé être synonyme de rupture et d’éloignement. J’écoute à peine, tout ce que je vois, c’est cette distance qu’il vient de mettre en nous et ce pincement que j’éprouve en sentant mes doigts glisser loin de lui. Il fuit, et je me rends compte à quel point j’ai été stupide d’espérer que tout pourrait changer. Alec a beau me répéter que j’ai le droit d’être heureuse, que tout cet enfer est loin, j’ai l’impression d’être plongée dans une spirale et que tout est voué à recommencer, encore et encore !

J’essaie de cacher ma déception au mieux et affiche un sourire pour sauver les apparences. Je ne me vois clairement plus lui avouer… pas aujourd’hui en tout cas, pas après sa réaction. « Tu as sûrement raison… On devrait attendre un peu. » Je soupire légèrement, me ravise complètement et regrette de ne pas avoir dit oui à Alec quand il s’est proposé de venir. « Nous installer et construire notre petit nid et on avisera plus tard. » Mon sourire se crispe un peu quand je tente de refouler mes émotions. « C’était une idée stupide, c’est sûrement à cause de la prise d’otage… j’ai eu peur et… » Instinctivement, je porte une main sur mon ventre comme pour protéger cette vie que j’aime déjà. « On devrait attendre oui. L’important c’est qu’on soit tous les deux après tout. » C’était sûrement pas le bon jour pour annoncer cette nouvelle de toute façon.


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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Ven 7 Sep - 18:17


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Jamais je n’ai eu aussi peur de toute ma vie, lorsque j’ai cru que Hailey allait perdre la vie dans cette terrible fusillade, mon cœur s’est arrêté de battre et j’ai compris que si elle venait à disparaitre, j’en mourrais. Je ne peux m’empêcher de poser des yeux inquiets sur elle. « Tu veux que j’appelle un médecin ? Pour qu’il te donne des antidouleurs pour ta tête ou de l’aspirine ? Un truc comme ça ? » je demande alors que je vais déjà le geste de me lever pour aller appeler un infirmier dans le couloir. Cependant, la jeune femme que j’aime par-dessus tout me retient par le bras en me faisant comprendre qu’elle n’en a pas besoin et qu’elle va vraiment bien, une bonne nuit de sommeil et tout sera oublié.

Je me sens épuisé, comme si je n’avais pas dormi depuis une éternité. Le contre-coup du stress m’envahit et j’ai soudainement besoin de la serrer contre moi, je pose ma tête sur le lit, près d’elle, prenant une de ses mains dans les miennes. Comment j’ai fait pour vivre toutes ses années sans elle ? Elle est mon soleil, ma boussole, celle qui me guide dans les tourments de mon esprit ravagé. Elle est mon ancrage à chaque semblant de souvenir que je crois me rappeler, elle est ma seule constante dans cet univers. Je ne la connaissais pas avant, donc, j’ai la possibilité d’être moi-même, le vrai moi et pas celui qu’elle attend que je sois, une copie conforme qui n’existe plus.

Et apparemment, le choc n’a pas été rude que pour moi puisque la jeune femme semble vouloir avancer, que l’on construise un futur ensemble, une vie prometteuse et elle finit même par répondre favorablement à ma demande d’emménager ensemble. C’est un grand pas pour nous, un très grand pas. Cela fait plus de trois ans que nous sommes ensemble et nous avons toujours avancé très lentement. Alors quand elle commence à me parler d’enfant, je manque de m’étouffer avec ma propre salive et la regarde avec des yeux de merlans frits. Des enfants ? Oui, j’en veux. Tout de suite ? Je ne suis pas sûr d’être réellement prêt. Ma vie n’est pas stable. Je ne suis pas stable dans ma tête car même si je ne le montre que très rarement je suis encore perturbé par ma perte de mémoire, surtout que depuis quelques temps, je vois des flashs de plus en plus fréquents, comme si des parcelles me revenaient, des fragments qui m’apparaissent en rêve. Et, plus le temps passe plus je me demande si j’ai eu tous les éléments quant à cette nuit là. Bref, tout cela pour dire qu’il me faut de la stabilité avant de songer à devenir père.

« Oui ma Madi. Je te promets que je veux des enfants. Je sais que j’en veux. Mais maintenant, ce n’est vraiment pas le bon moment. On va s’installer ensemble, voir si Bérénice s’adapte correctement à la cohabitation et dans quelques mois on pourra y penser. Quand tout sera plus stable. Je sais que tu as eu peur, j’ai eu peur aussi. Mais, il ne faut pas se précipiter. Une fois que l’on a un enfant c’est pour la vie, tu es bien placé pour le savoir non ? » Je bafouille. Je suis à peu près certain que je suis en train de m’enfoncer. Oui, c’est même sur. Je veux des enfants, si elle m’annonçait que l’on allait en avoir s’assumerait mais clairement si ça pouvait être plus tard que plus tôt ça serait pour le mieux. « Tu veux que je reste avec toi cette nuit ? Tu passes bien la nuit ici hein ? Il ne te laisse pas rentrer sans observations après ce qu’il s’est passé rassure-moi » Je lui demande une nouvelle fois inquiet et essayant de changer subtilement de sujet.
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Jeu 13 Sep - 0:18


You get my love
I'm no longer hiding though you're not awake to leave. I can tell by your breathing, it's no longer a fantasy ! I'm still not prepared, for when you wake up and turn to me. @adriel rhodes
Difficile de se dire qu’on a failli perdre tout ce qu’on avait en un claquement de doigts. Comment la vie peut basculer en un éclair juste à cause de la folie d’hommes désaxés avide de fric et de pouvoir. Sincèrement, je n’avais aucune idée de ce qui avait déclenché cette prise d’otage, quelles étaient leurs revendications etc. Lorsqu’il ébauche les gestes qui préviendront les infirmiers ou autres médecins, je le retiens avec un sourire pour le rassurer. Je suis prête à passer outre cette migraine juste pour rester encore un peu avec lui. Des migraines j’en fais depuis que j’ai l’âge de 18 ans maintenant, je sais que les médications efficaces ont tendance à me shooter légèrement. « Pour l’instant ça va. » Faut dire que ce qui me préoccupe le plus c’est cette annonce qui me brûle les lèvres. Celle qui fait monter l’angoisse en moi et qui risque de réduire mon couple à peau de chagrin.

Je n’sais pas ce que je ferais s’il venait à me planter. Oh je sais que j’arriverai à survivre et à surmonter ça une nouvelle fois, j’ai Berenice et pour elle je ne sombrerai jamais dans une dépression ou autre pouvant la mettre à mal. Ce bébé avait été la meilleure chose dans ma vie à une époque où je me voyais au fond du trou. Cette nouvelle grossesse le serait tout autant, même si elle devait me coûter Adriel. J’ai pourtant ce sentiment d’anéantissement quand il prend de la distance. Ca fait plus mal que je ne l’aurai cru, car naïvement j’avais espéré qu’il puisse autant ravi que moi à l’idée d’agrandir notre future famille. Mais ça n’est pas le cas et tous les arguments qu’il peut me sortir par la suite ne font que me fendre un peu plus la poitrine en deux. Tout ce qu’il me dit, je le sais et je l’entends parfaitement. On rêve tous de fonder une famille au moment propice. On cherche tous le moment idéal, me concernant j’ai tendance à penser que les choses n’arrivent jamais par hasard. Et puis sa dernière phrase me glace encore plus et me blesse presque. J’ai cette sensation d’être jugée et j’ai passé des années à l’être par ma famille. Mère célibataire, divorcée officieusement, un travail d’assistante, c’est simple aux yeux de mes parents, je suis une déception et j’ai raté ma vie. Je ne colle pas à leur moule et ne correspond nullement à leurs attentes. Je me referme un peu et prends cette distance pour me protéger. « Berenice n’a jamais été un poids et jamais je ne regretterai de l’avoir gardée… Elle est arrivée comme un cheveu sur la soupe et elle m’a sûrement sauvé la vie… » Et non je n’exagère pas, lui ne sait pas… Personne ne sait ce que j’ai vécu, si ce n’est Alec. Berenice avait été mon souffle de vie, le coup de pied qu’il me fallait pour avancer et fuir ce calvaire qu’était devenue ma vie ! « Elle est la plus belle chose qui me soit arrivée et pourtant… elle a choisi le pire moment… J’comprends ce que tu me dis, mais… je veux juste que tu réalises que… ça ne sera peut-être jamais le bon moment. » Parce qu’il y aurait toujours quelque chose, un problème au travail, des difficultés familiales, des soucis d’argents ou autres contretemps.

J’ai essayé de ne pas être trop virulente avec lui, mais je sais que dès lors qu’on met sur la table ma petite princesse, je peux facilement monter au créneau et cela même s’il s’agit de l’amour de ma vie. « Ils veulent me garder oui, avec mes antécédents, ils pensent que c’est plus sûr. Je veux bien que tu restes, j’ai pas envie d’être seule. Mais je veux bien que tu appelles un médecin. » Parce que ma tête risque d’exploser et que je ne sais pas comment je vais gérer ça. A croire que ces petites contrariétés n’ont fait qu’attiser les choses. Lorsque l’infirmière passe, j’espère secrètement qu’elle pourra faire en sorte de calmer tout ça. « On va vous donner quelque chose, malheureusement nous sommes assez limité dans votre état. Je vais baisser les lumières, mais vous devriez vous reposer. » Je l’avais remerciée avant de reporter mon attention sur Adriel dans le cas où il aurait des questions à poser et quand on est de nouveau seul, je me lance sur un coup de tête. « Je suis enceinte Adriel. » Voilà c’était dit, tant pis pour les conséquences. « Je… ne t’imposerai pas ce bébé, mais… je ne serai pas capable d’avorter. » Non ça, ça serai la pire chose qu’il puisse lui demander.



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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel Mer 21 Nov - 13:45


"Whenever I’m alone with you,
you make me feel like I am home again. "
☾ ☾ ☾
∾ with hailey edwards

Je déteste me sentir comme cela, si fébrile, si inquiet sans pouvoir rien faire pour me contrôler, stopper cette angoisse qui me serre le cœur comme un étau. J’ai l’impression d’étouffer tant je suis rongé par cette peur. Jamais encore je n’avais ressenti une telle détresse d’aussi loin que mes souvenirs remontent. Ce n’est peut-être pas le meilleur référentiel étant donné que j’ai oublié trente années de ma vie passée mais c’est tout ce que j’ai. Je ne veux plus jamais ressentir cela, je ne veux plus jamais avoir peur de perdre une personne comme j’ai eu peur de perdre Hailey aujourd’hui. Jamais. Pourtant, un étrange sentiment ne cesse de se répandre en moi depuis que j’ai appris pour la prise d’otage, un sentiment de déjà-vu, comme si j’avais déjà vécu un événement semblable. Une peur si grande qu’elle vous consume vivant, elle vous ronge sans que vous ne puissiez rien y faire. Pourquoi avais-je ce sentiment si monstrueux ? Avais-je déjà eu si peur pour une personne ? Avais-je déjà perdu une personne ? Je ne comprends plus ce qui se passe dans ma tête. Tout devient flou. Je m’embrouille entre des impressions, des flashs de souvenirs, ma vie actuelle. Je ne sais plus ce qui est vrai, ce qui est faux, ce que l’on m’a dit, les mensonges que l’on m’a racontés. Plus rien n’a de sens. Je soupire longuement, passant mes mains devant mes yeux fatigués. Ils me brulent comme jamais ils ne m’ont fait mal. Je suis exténué à cause de l’angoisse, je me sens au bord de la rupture, au bord des larmes. Je n’en peux plus. Je récolte quelques larmes alors que je renifle fortement pour essayer de me calmer. Il faut que je reste fort. Ma Madi a besoin de moi. Je ne peux pas craquer maintenant. Il serait intolérable que je me laisse aller. J’attendrai d’être seul chez moi pour me laisser mes doutes, mes angoisses et mes craintes m’envahir. Je me force à lui faire un petit sourire alors que je reprends une fois encore sa main dans la mienne. Je la porte à mes lèvres déposant un léger baiser pour lui montrer tout mon attachement. « Si tu as besoin de quoi que ce soit, ou si ce mal de tête augmente tu me le dis d’accord ? Je ferai tout pour moi ma Madi ». J’embrasse une fois de plus sa main pour lui montrer mon soutien et ma présence. Je continue à la fixer, la regarder après lui avoir parlé de mon désir d’attendre pour avoir des enfants. Je veux des enfants, avec elle, plus que tout. Mais, ce n’est vraiment pas le bon moment. Ma tête est un bordel monstre. Je ne sais plus qui je suis, où je vais, quoi faire de ma vie. Tout part de travers et je ne comprends plus rien. Je suis encore plus perdu qu’après mon réveil cinq ans auparavant. Je n’arrive pas à comprendre ses étranges sensations qui s’emparent de moi, ses rêves si sombres et noirs que je me réveille en pleurs en pleine nuit. Je ne sais pas d’où cela vient. Est-ce la réalité ? Des terreurs dues à un traumatisme ? Je n’ose pas en parler, avec personne. Mais, je sais que je ne suis pas assez stable pour élever un bébé, un petit être si fragile, une part de moi et l’amour de ma vie. J’aurai si peur de perdre les pédales et le blesser. Déjà vivre avec Hailey et Bérénice est un grand risque que je prends. Elle ne semble pas vraiment mal prendre mes dires même si je la sens un peu tendue. Alors, pour changer de sujets, je lui demande si elle souhaite que je reste avec elle cette nuit. Elle me répond à l’affirmative et me demande d’appeler un médecin. Ce que je m’empresse de faire. Je sens de nouveau l’angoisse naitre au fond de moi suite à sa demande. Que se passe-t-il ? A-t-elle mal quelque part ? Pourquoi ce soudain changement d’avis ? Un médecin ne tarde pas à rentrer dans la chambre. « On va vous donner quelque chose, malheureusement nous sommes assez limité dans votre état. Je vais baisser les lumières, mais vous devriez vous reposer. » Qu… Quoi ? Son état ? Quel état ? Qu’est-ce qui se passe ? Mon cœur bat tellement vite dans ma poitrine que cela en devient douloureux. Sans même m’en rendre compte j’ai de nouveau pris la main de Hailey et je la sers fort. Qu’est-ce que l’on me cache ? J’ai peur. Est-elle en danger et ne me l’a-t-elle pas dit pour me préserver ? Mon corps tremble et je ne remarque même pas que le médecin est sorti de la pièce. J’ouvre la bouche pour la bombarder de questions, mais elle me prend de court, lâchant la plus grosse bombe au monde. Enceinte. Elle est enceinte. De moi. Je reste immobile. Sous le choc. Je suis incapable de bouger. De parler. De comprendre ce qu’elle vient de me dire. Putain. Putain de merde. Non. Tout mais pas ça. Je ne suis pas prêt. Je ne peux pas. Une de mes mains vient se poser sur ma bouche alors que sans même m’en rendre compte ma deuxième main lâche celle de Hailey. Je me lève d’un coup, faisant tomber la chaise derrière moi. Je respire vite. Trop vite. Je panique. J’ai besoin d’air. De sortir d’ici. Je ne peux pas rester. Ma tête tourne. Je ne trouve pas mes mots. Je lutte pour dire quelque chose alors que ma seule idée est : partir d’ici le plus vite possible. J’ai besoin d’être seul pour assimiler. C’est sans doute la pire façon de réagir mais je ne sais pas quoi faire d’autre. Bien sûr que je vais prendre mes responsabilités. Mais là tout de suite, je veux être seul. J’ai l’impression que mon monde branlant vient d’exploser à cause de la bombe que Hailey vient de me lancer. « Je… je… » Je bafouille. Je ne la regarde pas dans les yeux alors que je me rapproche de la porte. « Je suis désolé. » Je murmure en ouvrant la porte. « J’ai… j’ai besoin de temps. » Je m’élance vers la sortie. « Réfléchir. Assimiler. Je reviens. Désolé » Je ne suis même plus capable d’articuler des phrases alors que je disparais en courant, me faisant incendier par le personnel hospitalier. Je viens certainement de faire la pire erreur de ma vie, l’acte le plus lâche que je ne pourrai que regretter. Mais alors que je sens déjà les larmes coulaient le long de mes joues, je comprends que je ne pouvais pas rester dans cette chambre avant que toutes mes émotions en ébullition sortent, au risque de devenir fou.
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MessageSujet: Re: You get my love - Adriel

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You get my love - Adriel

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